Illustration de vaccin.
Illustration de vaccin. — M. Libert / 20 Minutes

SANTE

Hépatite B: la justice fait le lien entre la vaccination et une maladie

La justice a reconnu le lien entre la vaccination contre l’hépatite B d’une auxiliaire puéricultrice de l’Isère et la maladie musculaire qu’elle a développée…

Elle se battait depuis des années pour faire reconnaître sa maladie, comme conséquence directe d’un vaccin contre l’hépatite B, administré il y a 23 ans.

La cour administrative d’appel de Lyon vient de donner raison à une auxiliaire puéricultrice de 65 ans, atteinte aujourd’hui de myofasciite à macrophages, à savoir une fatigue chronique entraînant des douleurs articulaires et musculaires voire des troubles cognitifs.

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En arrêt maladie depuis six ans, la plaignante qui exerçait à Echirolles dans l’Isère, n’a jamais été payée. Réformant ainsi le jugement du tribunal administratif de Grenoble (du 23 septembre 2014), la cour d’appel de Lyon a ordonné que la victime perçoive ses salaires.

La sexagénaire avait été vaccinée une première fois en 1993 dans le cadre de son activité professionnelle, puis une seconde fois en 1999. Puis, elle a commencé à développer les premiers signes de la maladie.

« Un lien de causalité établi »

Dans son arrêt, la cour souligne que la plaignante n’avait « jamais manifesté de symptômes invalidants antérieurement » à ces vaccins contre l’hépatite B. Elle considère que « le lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B subie et la myofasciite à macrophages dont elle souffre, doit être considéré comme établi » et que sa maladie « doit être considérée comme imputable au service ».

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Le 9 mars, la justice a rendu un non-lieu dans l’enquête sur le vaccin contre l’hépatite B, mis en cause dans l’apparition de certaines maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques, après dix-sept ans d’instruction.

Hervé Gerbi, l’avocat de la plaignante, a estimé que l’arrêt de la cour administrative de Lyon « démontrait, si besoin était, que le combat pour la reconnaissance des victimes de vaccination et la transparence des risques sanitaires n’est pas achevé ».