Épidémie de Méningite B: La campagne de vaccination renforcée auprès des plus de 12 ans dans le Beaujolais

SANTÉ L’Agence régionale de santé a renforcé la campagne à destination des ados et jeunes adultes pour empêcher la circulation du méningocoque…

Elisa Frisullo

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La vaccination est le moyen le plus efficace, selon l'ARS, pour empêcher la circulation du méningocoque. Illustration.
La vaccination est le moyen le plus efficace, selon l'ARS, pour empêcher la circulation du méningocoque. Illustration. — Joe Raedle Getty

Le temps presse et les résultats de la campagne lancée début avril ne sont toujours pas satisfaisants. Suite à un début d’épidémie d’infections invasives à méningocoque B observé au printemps dans le Beaujolais, l’Agence régionale de santé (ARS) a renforcé, depuis lundi, le dispositif de vaccination déployé sur douze communes exposées au virus.

Cibles de cette campagne massive, destinée aux 2 mois-24 ans, les enfants scolarisés dans cette zone ont aujourd’hui reçu, pour 70 % d’entre eux, la première des deux doses de ce vaccin, proposé gratuitement dans les écoles. « Mais malgré le dispositif mis en place, la couverture vaccinale des moins de 3 ans et des jeunes de plus de 12 ans est insuffisante », précise l’ARS.

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Des vaccins dans les collèges et lycées

Or, pour éradiquer ce virus qui a touché deux enfants et deux adolescents entre le 27 février et le 19 mars dans le Beaujolais, il faut que la population ciblée soit correctement couverte. « Plus nous arriverons à vacciner de personnes, meilleures seront nos chances d’enrayer la circulation de ce méningocoque de souche rare », avait expliqué fin avril à 20 Minutes Bruno Morel, directeur adjoint de la veille et de l’alerte sanitaire à l’ARS.

Pour davantage cibler les adolescents, invités jusqu’alors à se rendre dans l’un des centres de vaccination du secteur, l’ARS a donc mis en place avec le rectorat de Lyon des séances de vaccination dans les collèges et les lycées. Dans les établissements concernés, les familles ont été informées et sensibilisées à l’importance de ce dispositif pour la santé de leurs enfants.

Les bébés et les jeunes adultes insuffisamment couverts

Pour les plus petits, encore non scolarisés et toujours insuffisamment couverts, les parents doivent se rendre à la PMI du comité départemental d’hygiène sociale de Villefranche-sur-Saône ou prendre contact avec la Maison médicale de garde de Belleville-sur-Saône.

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Les étudiants et jeunes travailleurs, « population à risque la plus difficile à atteindre », selon l’ARS, sont également invités à se rendre à la maison médicale, où les permanences restent assurées le soir, entre 18 heures et 20 heures et les samedis, entre 9 heures et 11 heures. Samedi prochain, deux centres de vaccination dédiés à cette campagne seront également ouverts de 10 heures à 18 heures à Blacé et Quincié.

Pas de graves effets indésirables

« L’objectif est de permettre au plus grand nombre de recevoir la dose vaccinale au plus tard à la fin de la première quinzaine de mai, afin que la seconde dose (trois pour les nourrissons) puisse être administrée avant les congés d’été », ajoute l’ARS, qui rappelle « qu’aucun effet indésirable grave » n’a été signalé après l’injection.

Depuis début avril, 1 % d’effets indésirables ont été signalés. Il s’agissait dans la plupart des cas d’effets sans gravité chez des enfants de 3 mois à 15 ans qui ont présenté de la fièvre, des troubles digestifs, des frissons ou des maux de tête. Aucun de ces cas n’a justifié une consultation médicale, selon les autorités sanitaires.