Deux hommes mis en examen après la fusillade mortelle de Villeurbanne

ENQUÊTE Les suspects avaient été interpellés quelques heures après le meurtre d’un Vaudais de 38 ans, abattu vendredi soir cours de la République…

E.F.

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Ecully, le 1er mars 2016. Des policiers participent au tournage d'un clip de recrutement de gardiens de la paix destiné aux réseaux sociaux.
Ecully, le 1er mars 2016. Des policiers participent au tournage d'un clip de recrutement de gardiens de la paix destiné aux réseaux sociaux. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

En garde à vue, ils ont nié être les auteurs de la fusillade dans laquelle vendredi soir un Vaudais de 38 ans a perdu la vie à Villeurbanne. Deux hommes de 26 et 28 ans ont été mis en examen mardi à Lyon pour «meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs» et écroués dans le cadre de l’enquête ouverte par la police judiciaire de Lyon suite à ce meurtre perpétré en pleine rue, cours de la République, vers 21 h 15.

A cette heure-là, la victime, bien connue des services de police, avait été abattue par le passager d’une moto. Touché au thorax, l’homme avait succombé à ses blessures sur le lieu de la fusillade, devant un café. Peu avant le meurtre, il aurait eu une altercation avec plusieurs personnes, ce qui avait achevé de convaincre les enquêteurs de privilégier la piste du règlement de compte.

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Les activités de la victime intéressent la police

Peu après les faits, un premier suspect avait été interpellé dans des conditions qui n’ont pas été précisées par la police, relate ce mercredi Le Progrès. Puis un second individu avait à son tour été arrêté et placé en garde à vue. Les deux hommes ont affirmé n’avoir aucune implication dans la fusillade, mais les enquêteurs de la brigade criminelle ont estimé avoir des charges suffisantes pour les présenter au parquet.

Loin d’être achevée, l’enquête se poursuit pour comprendre, notamment, le mobile de ce règlement de compte. Les investigations devraient se porter sur les activités de la victime, condamnée à plusieurs reprises par le passé.

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Pas de lien avec le procès Neyret

Il avait écopé de deux ans de prison pour blanchiment en relation avec un trafic de stupéfiants, précise le quotidien régional. Egalement mis en examen dans l’affaire d’un braquage commis en 2010 Suisse, ce Vaudais avait été remis en liberté il y a quelques mois, sous contrôle judiciaire.

Selon une source proche du dossier, cette affaire n’aurait en tout cas aucun lien avec le procès Neyret. Au moment où l’affaire avait éclaté, le nom du Vaudais avait circulé en prison comme étant un indic du numéro 2 de la PJ jugé depuis lundi à Paris pour «corruption et trafic de stupéfiants». Un lien que l’ancien commissaire a formellement démenti.