Isère: Un obstétricien condamné à de la prison avec sursis après mort d'un nourrisson

JUSTICE Le petit Naël, sorti aux forceps, était décédé deux jours après sa naissance…  

E.F.

— 

Illustration dans un hôpital.
Illustration dans un hôpital. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

En mars dernier, à la barre du tribunal de Bourgoin-Jallieu, il avait estimé ne pas avoir commis d’erreur le jour de l’accouchement. Un médecin isérois a été condamné à six mois de prison avec sursis après la mort d’un bébé, survenue 2013, à la clinique Saint-Vincent de Paul.

Le 26 janvier, une jeune femme, enceinte de son premier enfant, s’était présentée avec son compagnon dans cet établissement privé de Bourgoin-Jallieu pour accoucher. Une péridurale lui avait alors été faite mais après plusieurs heures de travail, le bébé n’était toujours pas suffisamment descendu.

Né le crâne enfoncé

L’obstétricien, poursuivit pour «homicide involontaire»,  avait alors décidé, après un examen clinique,  d’utiliser les forceps. Il avait alors dû s’y prendre à plusieurs reprises avant que le bébé ne sorte enfin, relate Le Dauphiné Libéré.

 

>> A lire aussi : Un couple porte plainte après le décès de leur bébé dans une maternité en Isère

 

Naël né dans la nuit en détresse respiratoire et avec le crâne enfoncé, avait été transporté en urgence à l’Hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron. Il était finalement décédé deux jours plus tard. Le jour du procès, le médecin, qui considérait avoir pris les « bonnes décisions », avait toutefois décrit « un enchaînement effroyable dont il n’avait pas mesuré les conséquences ».