Lyon-PSG: Comment l'OL a «franchi un cap» en Ligue des champions selon Elodie Thomis

FOOTBALL FEMININ Vainqueur de Paris (7-0) dimanche en demi-finale aller de Ligue des champions, l’attaquante lyonnaise confie à « 20 Minutes » son plaisir d’évoluer dans une équipe en lice pour un superbe triplé…

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Elodie Thomis a notamment signé une passe décisive pour Eugénie Le Sommer, dimanchelors de la nette victoire (7-0) face au PSG.
Elodie Thomis a notamment signé une passe décisive pour Eugénie Le Sommer, dimanchelors de la nette victoire (7-0) face au PSG. — FRANCK FIFE / AFP

Arrivée en 2007 à Lyon, Elodie Thomis a vécu toutes les principales campagnes européennes de l’OL. L’attaquante des Bleus confie à 20 Minutes sa belle impression concernant cette saison 2015-2016, suite à l’éclatant succès (7-0) dimanche en demi-finale aller de Ligue des champions face au PSG.

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Pouviez-vous imaginer remporter cette demi-finale aller sur un score aussi large ?

Je m’attendais à un bon match de notre part car nous étions vraiment motivés aujourd’hui. On ne s’attendait pas à l’emporter 7-0 mais c’est un score qu’on prend volontiers (sourire). Nous sommes sur une bonne dynamique avec des victoires assez larges.

Avez-vous eu l’impression de revivre le scénario de la D1, lorsqu’en septembre dernier, vous aviez battu Paris 5-0 à Gerland ?

Oui, mais avec une vraie différence. Cette fois, nous avons marqué tous nos buts dans le jeu et pas trois sur coups de pied arrêtés comme ça avait été le cas en championnat. C’est bon signe car on bosse beaucoup à l’entraînement, avec de nombreux schémas à retenir. Le coach nous a bien guidées et ça a payé.

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Quelle est la principale force de cet OL 2015-2016, qui file aussi vers son dixième titre consécutif de championne de France ?

On a un groupe très homogène avec beaucoup de qualités différentes. Ça nous permet de proposer beaucoup de choses dans notre jeu. On prend vraiment plaisir à jouer ensemble et ça donne encore plus envie d’aller chercher quelque chose d’ici la fin de saison.

L’impact sur le jeu de vos deux latérales très offensives Amel Majri et Pauline Bremer semble jouer un rôle clé…

Bien sûr, elles ont toutes les deux été formées à des postes plus offensifs et je les trouve très disciplinées dans ce nouveau rôle. Ça nous dépanne bien et elles ont une certaine liberté offensive.

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L’élimination européenne face à Paris, la saison passée, a-t-elle compté dans vos têtes aujourd’hui ?

Non, il n’y avait pas de revanche pour nous. Le coach n’a jamais évoqué cette élimination dans sa préparation d’avant-match. Nous avions depuis vécu la déception de la Coupe du monde et on ne reste pas sur des échecs comme ça. Ça ne sert à rien de jouer avec un esprit de vengeance. Ça n’a jamais été notre état d’esprit à l’OL.

Finalement, cette équipe lyonnaise est-elle selon vous plus forte que celle qui a enchaîné quatre finales de Ligue des champions, de 2010 à 2013 ?

En tout cas, je la sens vraiment bien. Les joueuses sont les mêmes mais je pense qu’on a franchi un cap. Toutes les filles sont vraiment concernées. On vit bien et quand on gagne, les lendemains sont toujours plus agréables…

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