Center Parcs de Roybon : La région vote une subvention en faveur du projet contesté

ISERE Le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a voté une subvention au projet de Center Parcs alors que la justice a suspendu les travaux...

20 Minutes avec AFP

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Les "zadistes" opposés au projet du centrer parcs de Roybon, se sont installés en forêt de Chambaran.
Les "zadistes" opposés au projet du centrer parcs de Roybon, se sont installés en forêt de Chambaran. — Xavier Vila/Sipa

Le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a adopté ce jeudi une subvention de 4,7 millions d’euros en faveur du projet de Center Parcs à Roybon (Isère) dans le cadre de son budget 2016, malgré la suspension par la justice administrative de ce chantier controversé.

Ces 4,7 millions d’euros « sont un signe fort pour le soutien de la région sur ce dossier », a déclaré en séance, Yannick Neuder, vice-président (LR) en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et par ailleurs élu de l’Isère.

« Je crois que ce qui serait fortement préjudiciablen c’est qu’il y ait un déni de démocratie dans ce dossier », a complété l’élu en rappelant que ce projet avait obtenu un quitus de toutes les collectivités locales.

Le vice-président a fait également valoir « les emplois non-délocalisables » et « les retombées économiques » que produiront ce Center Parcs.

Un projet qui « met en péril la forêt »

Mettant en avant les principes et obligations de la loi sur l’eau, Myriam Laïdouni-Denis, élue du Rassemblement citoyen (EELV-PG), a estimé en revanche que ce « grand projet inutile et préhistorique » mettait « en péril » « plusieurs hectares de forêt et de zones humides qui alimentent la nappe phréatique nécessaire à l’accès à l’eau de centaines de milliers de citoyens drômois et isérois ».

L’élue a par ailleurs critiqué le projet porté par le groupe Pierre & Vacances qui, selon elle, « n’apportera pas de prospérité économique sur le territoire puisque l’entreprise se contente d’engranger des financements publics pour réaliser des plus-values sur la vente des cottages, au mépris de l’environnement et de l’emploi local ».

Le projet de Roybon prévoit la construction de mille cottages, commerces et restaurants autour de l'« Aquamundo », une bulle transparente maintenue à 29 °C, avec piscine et jacuzzi. Le complexe devrait permettre la création de 468 emplois « équivalent temps plein ».

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Les travaux sont bloqués depuis décembre 2014 par des militants installés dans une maison forestière à proximité du chantier. Saisi par trois associations d’opposants, le tribunal administratif de Grenoble a jugé illégal, en juillet 2015, l’arrêté du préfet autorisant le chantier au titre de la loi sur l’eau, pointant l’insuffisance des mesures prises pour compenser la destruction de zones humides. Pierre & Vacances a fait appel.