Lyon : Un prêtre du diocèse déplacé avant sa condamnation pour abus sexuel

EGLISE Nouvelle affaire embarrassante pour le diocèse de Lyon...

C.G.

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La baslique de Fourvière de Lyon, le 7 mars 2013. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
La baslique de Fourvière de Lyon, le 7 mars 2013. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Les faits ne sont pas nouveaux puisqu’ils remontent à 2008. Mais l’affaire devrait mettre le diocèse de Lyon un peu plus dans l’embarras.

On apprend ce vendredi qu’un prêtre, accusé d’abus sexuel en janvier 2008, a été déplacé avant que la justice ne le condamne à six mois de prison avec sursis, deux ans plus tard.

L’homme s’en serait pris à un jeune majeur à Longes, dans le Rhône, au mois de janvier 2008. Entre-temps, le diocèse de Lyon l’aurait éloigné, lui trouvant une nouvelle affectation à Saint-Cloud en région parisienne, où il a été nommé « accompagnateur de l’aumônerie de la santé et de l’institution St Joseph ».

Lors du procès qui s’est tenu en novembre 2010, le prêtre, sans antécédent judiciaire s’est vu infliger une peine de six mois de prison avec sursis. Devenu abbé, il a été promu depuis vicaire à Bagneux, qui dépend du diocèse de Nanterre. Le diocèse de Lyon, contacté par 20 Minutes, n’a pas encore réagi.

>> A lire aussi : Le cas d'un prêtre condamné pour agressions sexuelles renforce le malaise au sein de l'Eglise

Depuis la révélation de l’affaire Preynat, le cardinal Barbarin est visé par une enquête préliminaire pour « non-dénonciation de crime » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Les victimes l’accusent de n’avoir pas prévenu la police alors qu’il était au courant de ces agissements.

La semaine dernière, l’attitude du Primat des Gaules avait été une nouvelle fois critiquée lorsque les médias ont eu connaissance de la condamnation en février (deux ans avec sursis) du père Guy Gérentet de Saluneaux, 81 ans, pour des agressions sexuelles commises sur huit jeunes filles entre 1989 et 2000.

Entendu comme témoin dans cette affaire en 2010, Monseigneur Barbabrin avait eu alors des mots très durs envers le prêtre lors de son audition, le qualifiant de « type tordu » ou de « véritable pervers ». Il l’avait suspendu de ses missions sans pour autant alerter la justice. Ce que fit un autre religieux quelques années plus tard.