Lyon se mobilise pour la Cité de la gastronomie

PATRIMOINE Le projet a été lancé officiellement ce jeudi midi, en présence des grands chefs de la région…

Caroline Girardon
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Le projet lyonnais de la Cité de la gastronomie, soutenu par les grands chefs de la région, a été lancé le jeudi 07 avril 2016 . Crédit : A. Empereur / Métropole de Lyon
Le projet lyonnais de la Cité de la gastronomie, soutenu par les grands chefs de la région, a été lancé le jeudi 07 avril 2016 . Crédit : A. Empereur / Métropole de Lyon — Muriel Chaulet / Ville de Lyon

« Nous avions été tenus à l’écart or nous étions quelque part la capitale de la gastronomie ». Jeudi, Gérard Collomb, le maire de Lyon a lancé officiellement en présence des grands chefs, le projet de la Cité de la gastronomie, omettant de dire que si le dossier lyonnais avait été retoqué une première fois en 2013, c’était en partie… à cause de lui puisqu’il n’avait montré à l’époque aucun entrain pour le soutenir.

 



Depuis, le projet a été retenu sans qu’aucune virgule n’ait été changée au dossier. La cité de la gastronomie verra bien le jour en 2019 au sein du Grand Hôtel-Dieu, en pleine phase de rénovation.


Elle devrait s’installer sous « le petit dôme », c’est-à-dire la partie la plus ancienne du site, où Rabelais officiait lorsqu’il exerçait la médecine entre Rhône et Saône. Dédiée à la « nutrition et à la santé », elle s’étendra sur 3.600 mètres carrés, répartis sur trois étages.


La cité abritera ainsi un « parcours du goût » à travers lequel les visiteurs découvriront l’histoire de l’alimentation, l’évolution des modes de consommation et des cuisines à travers le monde. Ils seront également amenés à toucher, goûter et sentir des produits.

« Il ne s’agit pas de créer un musée. Nous voulons en faire un lieu vivant et attractif où toute la filière des métiers de bouche, mais aussi experts, économistes et philosophes auront toutes leur place », explique Régis Marcon, chef étoilé, qui a piloté le projet.

De l’argent à trouver

La cité comprendra ainsi des ateliers de démonstration mais aussi des salles de conférences et un « pôle de compétence » visant à « fédérer les savoir-faire », du chercheur au producteur.

Reste que le budget, estimé à 19 millions d’euros, est loin d’être bouclé. Les collectivités locales, qui comptent mobiliser des mécènes, financeraient un peu de six millions d’euros.