Le 24 janvier, les enfants hospitalisés à Léon Bérard avaient pu suivre grâce à un robot, les coulisses du match OL-OM
Le 24 janvier, les enfants hospitalisés à Léon Bérard avaient pu suivre grâce à un robot, les coulisses du match OL-OM — Awabot

SOLIDARITE

Lyon : Des enfants malades aux commandes du match OL-Nantes

Les petits patients, hospitalisés en chambre stérile, pourront être au cœur de l’événement grâce à un robot mobile…

Assister à un match de football comme si on se trouvait dans un stade. Sauf que les petits spectateurs seront dans une chambre stérile au centre anti-cancéreux Léon Bérard.

Samedi soir, en clôture de la semaine nationale de lutte contre le cancer, deux enfants seront aux commandes d’un robot de téléprésence mobile qui leur permettront de s’infiltrer dans les coulisses du Grand Stade et d’échanger quelques mots avec les joueurs de l’OL avant la rencontre face à Nantes.

Au mois de janvier, Marie, 16 ans, atteinte de leucémie, avait déjà participé à cette expérience initiée par la société Awabot en partenariat avec OL fondation. Derrière un clavier d’ordinateur, la jeune fille avait piloté le robot afin de s’infiltrer dans les vestiaires.

« Avant d’entrer sur la pelouse, les joueurs passaient devant le robot et me faisaient tous un petit coucou », s’enthousiasme l’adolescente qui a ainsi visité à distance les vestiaires et les salons du Grand Stade.

Fan d’Alexandre Lacazette et Mathieu Valbuena, elle avait pu approcher ses idoles et même échanger quelques mots avec Jean-Michel Aulas, Sergi Darder et Jamel Debouze. « C’était une surprise, je ne savais pas qu’il devait être là lui aussi. J’avais vraiment l’impression d’être avec eux ».

« Les enfants souffrent de l’isolement. Depuis le mois d’août, Marie alterne les séjours en chambre stérile et les hospitalisations à domicile. Cette expérience lui a permis d’avoir un œil dehors. Elle offre une fenêtre sur l’extérieure », relate Didier, son papa.

« Les joueurs passaient à côté du robot. Dès qu’ils voyaient le visage de l’enfant apparaître sur l’écran, la relation changeait. Le robot n’était plus un objet. Il devenait un humain. Quand Marie pilotait le robot sur le terrain, les gens l’entendaient. Cette action propose une belle parenthèse dans des moments difficiles ».