Lyon : A quoi va ressembler le futur Hôtel-Dieu?

URBANISME L’ensemble de 52.000 mètres carrés comprendra un hôtel de luxe, de nombreux commerces et boutiques haut de gamme…

Caroline Girardon
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Les travaux de l'Hôtel-Dieu devraient s'achever en septembre 2018
Les travaux de l'Hôtel-Dieu devraient s'achever en septembre 2018 — Twitter

On en sait désormais un peu plus sur le visage que présentera l’Hôtel-Dieu. Moins d’un an après le lancement des travaux de reconversion de l’édifice, la phase de commercialisation des futurs locaux a été lancée ce jeudi. La ville ambitionne ainsi d’attirer sur le site sept millions de visiteurs par an. Les 52.000 mètres carrés du nouvel ensemble seront répartis de la façon suivante.


  • Le Grand Dôme reconverti en hôtel de luxe

Il faudra attendre septembre 2018 pour que l’Hôtel Intercontinental ouvre ses portes. Cet établissement, classé 5 étoiles, s’étendra sur plus de 13.000 mètres carrés. 143 chambres seront réalisées dans les bâtiments qui longent actuellement le quai Jules-Courmont.

Pièce maîtresse du nouveau site, il entend devenir « la nouvelle référence des rendez-vous d’affaires de Lyon ». Un centre de convention, géré également par Intercontinental et comprenant une dizaine de salles de réunion pour des séminaires, sera d’ailleurs construit dans la partie dite des « Quatre rangs ».

  • Des boutiques haut de gamme

17.000 mètres carrés seront réservés aux commerces. Ils seront implantés en rez-de-chaussée sur le quai, la rue de la barre, la rue Rivière et la rue Bellecordière. L’ensemble sera composé de neufs restaurants et bars et 45 boutiques et moyennes surfaces, réparties selon quatre thèmes : la mode, le design, le goût et le bien-être.


Ne vous attendez pas à trouver un énième H & M ou Zara. « Nous travaillons sur des enseignes qui n’existent pas à Lyon », répond Anne Genot, directrice déléguée adjointe de Scaprim, en charge de la commercialisation, sans pour autant dévoiler de nom. « On regarde aussi du côté des enseignes qui seront prêtes à adapter leur concept commercial aux lieux ». Des boutiques luxueuses ? Non, se défend Anne Genot mais une « offre premium » sera privilégiée.

>> Pour visiter virtuellement le futur site c’est par ici

« On ne peut pas aller vers le luxe car on est persuadé que ce n’est pas la bonne cible à Lyon. En revanche, il faut des enseignes d’une certaine gamme pour répondre à la majestuosité des lieux ». Un pari osé quand on voit le nombre de locaux commerciaux toujours vides dans le quartier Grolée, situé à quelques pas.

  • De nombreux bureaux

« Pour insuffler une nouvelle dynamique tertiaire dans le centre de Lyon », 14.000 mètres seront dédiés à la construction de bureaux dans trois bâtiments neufs. Ils seront érigés rue Bellecordière, dans la « La Loge des fous » et dans une partie des anciens bâtiments entourant le Dôme Pascalon. Le prix des loyers sera compris « dans la fourchette haute » des prix du marché. Si Anne Genot se refuse d’en dire plus, on devrait franchir les 300 euros du mètre carré, au moins sur les bureaux les mieux situés.

  • Peu de logements et pas de musée

La Cité de la gastronomie viendra compléter le tableau. Elle s’installera sur 3.800 mètres carrés, dans un espace compris entre les rues Childebert et Rivière. Le projet prévoit également de réaliser 11 logements et ainsi que sept cours et jardins. En revanche, pas de musée de la santé, comme évoqué un temps. « Assez peu de gens cherchent à investir dans les musées en ce moment. On voit bien à quel pointil est déjà difficile de trouver des mécènes pour le musée des Tissus… », répond Gérard Collomb, le maire de la ville.