Bourgoin-Jallieu : L’hôpital les informe que leur fils est sorti alors qu’il est décédé

FAITS DIVERS Le Parquet de Bourgoin-Jallieu a ouvert une enquête préliminaire après le décès d’un patient au centre hospitalier Pierre-Oudot…

20 Minutes avec AFP

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C'est à Bourgoin-Jallieu, près de Lyon, que l'affaire s'est produite.
C'est à Bourgoin-Jallieu, près de Lyon, que l'affaire s'est produite. — Google maps

C’est un imbroglio sur lequel a décidé de se pencher le parquet de Bourgoin-Jallieu. Ce dernier a ouvert une enquête préliminaire après le décès d’un patient au centre hospitalier Pierre-Oudot (CHPO), pointant une « succession d’omissions et de dysfonctionnements » portant à croire que « l’hôpital a quelque chose à cacher ».

Admis le 16 février en gastro-entérologie pour des maux de ventre, le quadragénaire, qui devait sortir le 24 février, avait été retrouvé par une infirmière, ce matin-là, mort sur le sol de sa chambre, victime d’une embolie pulmonaire. Or le médecin qui a établi le certificat médical de décès a posé un obstacle médico-légal, obligeant l’hôpital à prévenir la police et le parquet, ce qui n’a été fait que le 1er mars, soit six jours plus tard.

« On peut penser que l’hôpital a quelque chose à cacher »

Quant aux parents du patient, l’hôpital les a informés que leur fils avait quitté l’établissement. Et ils n’ont appris son décès qu’une semaine après par l’intermédiaire de la police. Entre-temps, le corps avait été placé au dépositoire de l’hôpital. « On peut penser que l’hôpital a quelque chose à cacher », a déclaré à l’AFP le procureur de Bourgoin-Jallieu, d’où l’ouverture de l’enquête.

Pour sa défense le CHPO assure qu’il a « saisi l’officier de police judiciaire, qui à son tour a saisi le procureur de la République », mais sans précision de date. Le centre hospitalier affirme également « avoir tout mis en œuvre pour tenter de joindre la famille » du défunt, sans succès « durant plusieurs jours ». Il dit avoir laissé « à de nombreuses reprises […] des messages sur le répondeur vocal », puis avoir « contacté la mairie de résidence des parents du défunt », qui n’a pas eu plus de succès que l’hôpital, et enfin la gendarmerie.

« L’information médicale, bien que tardive, a bien eu lieu », note l’hôpital, selon lequel, « dès que la famille a pris contact avec le service concerné, elle a été immédiatement reçue par le médecin hospitalier ». Par ailleurs, le CHPO ajoute qu’une « enquête interne est en cours » concernant l’information erronée de « sortie administrative » donnée à la famille.