Loire: Un an de prison pour avoir laissé sa femme se suicider

JUSTICE L'homme de 74 ans n'a pas réagi quand son épouse s'est ouvert les veines, le soir de la Saint-Sylvestre...

C.G.

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Illustration du code civil, ici aux assises d'Ille-et-Vilaine à Rennes.
Illustration du code civil, ici aux assises d'Ille-et-Vilaine à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Elle s’était entaillé les deux bras « jusqu’à l’os » à 14 reprises. C’était le soir de la Saint-Sylvestre 2013. La jeune femme, âgée de 33 ans, est morte peu de temps après. Elle s’était enfermée dans la salle de bains de l’appartement qu’elle partageait avec son mari à Saint-Etienne, dans la Loire.

L’époux de 74 ans a été condamné mardi à deux ans de prison dont un an ferme par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour non-assistance à personne en danger. Le soir du drame, il n’aurait pas bronché malgré les cris de sa femme.

Mariage arrangé

« J’ai frappé, elle n’a pas voulu ouvrir la porte. Qu’est-ce que je pouvais faire ? » s’est-il contenté de dire devant le tribunal, rapporte le Progrès dans son édition du jour. Si la défense a évoqué un septuagénaire, naïf, qui n’aurait pas mesuré la détresse de sa jeune épouse, le président s’est dit choqué par « une inhumanité d’une rare intensité ».

L’homme avait arrangé le mariage. Il avait fait venir son épouse d’Algérie trois mois avant le drame, exigeant le divorce au bout de 30 jours.