OL-PSG: Les cinq clés ayant permis aux Lyonnais d'enfin vaincre Paris

FOOTBALL Une semaine après un couac à Lille (1-0), les hommes de Bruno Genesio ont su réagir en équipe dimanche face au PSG (2-1)...

Jérémy Laugier

— 

Maxime Gonalons, Mapou Yanga-Mbiwa et tous les Lyonnais n'ont pas caché leur joie au coup de sifflet final ce dimanche.
Maxime Gonalons, Mapou Yanga-Mbiwa et tous les Lyonnais n'ont pas caché leur joie au coup de sifflet final ce dimanche. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Après un nombre record de quatre revers cette saison contre l’ogre parisien, il fallait que l’OL soit costaud mentalement pour enfin stopper cette implacable série. Cela a été le cas dimanche, presque à la surprise générale, avec cet emballant succès (2-1) face au champion de France. Voici comment les hommes de Bruno Genesio, de retour sur le podium, sont devenus les premiers à battre les (ex-) invincibles Parisiens en Ligue 1.

Une équipe de morts de faim

Sergi Darder avait donné la marche à suivre vendredi en conférence de presse : « La bonne solution contre le PSG, c’est de presser haut pendant 90 minutes ». Le milieu espagnol a vu son souhait exécuté. L’intense pressing de l’OL a été symbolisé par l’investissement de ses trois attaquants, Cornet, Ghezzal et Lacazette, qui ont souvent étouffé la relance parisienne.

« On a su élever notre niveau d’agressivité », constate Henri Bedimo. « Il fallait absolument les harceler », confirme Jordan Ferri, incroyable de générosité dimanche. « On a tout donné. On s’est fait mal aux jambes et à la tête », confie même le capitaine Maxime Gonalons.

Une équipe de revanchards

L’OL avait un profil de revanchard à plus d’un titre jeudi. Par rapport aux quatre revers plus ou moins disputés depuis l’été dernier face au PSG. « On ne voulait pas être ridicules ce soir, tout simplement », glisse à ce sujet avec honnêteté Henri Bedimo. Mais aussi par rapport au non-match livré une semaine plus tôt à Lille (1-0), et plus globalement une saison chaotique et vivement critiquée.

« Nous sommes pas mal chahutés cette saison et nous avons été touchés dans notre orgueil, reconnaît Maxime Gonalons. La fierté est ressortie et on a voulu montrer à tout le monde que nous étions capables de réaliser un exploit. »

>> A lire aussi: Lyon crée la sensation en renversant le PSG

Une équipe mature

A Lille, l’OL a notamment perdu ses nerfs avec deux expulsions à la clé (Christophe Jallet et Clément Grenier). Les deux précédents affrontements face au PSG avaient valu des coups de gueule cultes de Jean-Michel Aulas à l’encontre du corps arbitral. Ce dimanche, même un coup de poing de Thiago Motta dans le visage de Jordan Ferri n’a pas (totalement) fait dégoupiller les Lyonnais. « On a joué comme des personnes matures, même si ce n’était pas facile au niveau de la nervosité », apprécie Henri Bedimo

>> A lire aussi: En fait, Jordan Ferri «aime beaucoup» Thiago Motta

Une équipe audacieuse

S’il y a bien un domaine dans lequel l’OL pêche cette saison, c’est son incapacité à se montrer imprévisible face au but. Sauf face à Paris dimanche puisque Maxwel Cornet a abandonné sa fidèle patte gauche pour mystifier Gregory Van Der Wiel d’un inattendu crochet puis de tromper Kevin Trapp du pied droit (1-0, 13e).

Bis repetita juste avant la mi-temps puisque Sergi Darder s’est offert un dribble digne de Nabil Fekir, avec un sombrero en pleine surface puis une délicieuse reprise à bout portant (2-0, 45e+2). Et ce face à l’un des meilleurs défenseurs du monde, à savoir Thiago Silva. Plus que ces deux réalisations, les Lyonnais ont multiplié les tentatives déstabilisant l’arrière-garde parisienne, et autant vous dire qu’on n’aurait pas misé là-dessus.

Une équipe qui a du banc

Au vu du calvaire globalement vécu par les recrues lyonnaises depuis le début de saison, il était difficile d’imaginer que le banc de l'OL puisse être une force, surtout face au PSG. Pourtant, les absences conjuguées d’Umtiti, Jallet, Tolisso, Grenier et Valbuena ne se sont pas avérées préjudiciables. Jérémy Morel s’est notamment révélé excellent à ce poste de défenseur central que Fournier puis Genesio ne voient pas comme une évidence.

Rafael n’a pas manqué son retour, pas plus qu’Henri Bedimo de l’autre côté. Régulièrement dépassés dans la hiérarchie par Corentin Tolisso et Clément Grenier, Jordan Ferri et Sergi Darder ont fait partie des leaders de jeu de l’OL dimanche. Même Olivier Kemen (première apparition à un poste de latéral droit qui n’est pas le sien), Bakary Koné et Zakarie Labidi ont eu un rôle dans un exploit lyonnais qui ne peut rester sans lendemain.