Ligue 1: Lyon crée la sensation en renversant le PSG

FOOTBALL L’OL a réussi l'exploit dimanche d'infliger à Paris sa première défaite (2-1) de la saison sur le sol français...

Jérémy Laugier

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Le sublime deuxième but de Sergi Darder restera une image forte de la soirée ayant vu l'invincibilité parisienne prendre fin.
Le sublime deuxième but de Sergi Darder restera une image forte de la soirée ayant vu l'invincibilité parisienne prendre fin. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

La cote était énorme. Voir les Lyonnais, si amorphes la semaine passée à Lille (1-0), mener 2-0 dimanche à la mi-temps face au PSG avait tout de l’anomalie de la saison en Ligue 1. D’autant plus qu’ils avaient construit leur exploit grâce à des buts de Maxwel Cornet (13e) et Sergi Darder (45e +2), deux joueurs ne cumulant jusque-là que 16 titularisations en championnat.

Les hommes de Bruno Genesio ont pourtant fait tout ce qu’il fallait pour infliger à Paris son premier revers sur le sol français. La recette ? Un pressing de folie, à commencer par le trio offensif Ghezzal-Lacazette-Cornet et une justesse technique rarement vue. Pourtant privé d’Umtiti, Jallet, Tolisso, Grenier et Valbuena, l’OL a emballé son Grand Stade, tout en revenant sur le podium pour la première fois depuis trois mois suite à cette victoire (2-1).

David Luiz et Thiago Motta au ralenti

Menés de deux buts pour la première fois de la saison, les Parisiens ont certes réagi après le repos grâce à Lucas (2-1, 51e). Mais l’attentisme de certains éléments dimanche laisse songeur sur la volonté du champion de France de rester invaincu en L1. A commencer par David Luiz et Thiago Motta, qui aurait mérité d’être vite expulsé après avoir adressé un coup au visage de Jordan Ferri (22e). Même le si souvent impérial capitaine Thiago Silva a souffert pour sa 100e en Ligue 1.

Rachid Ghezzal l’a d’abord mis sur les fesses avant d’adresser une frappe de peu à côté (28e). Puis Sergi Darder s’est subtilement joué de lui d’un magnifique coup du sombrero avant de tromper Kevin Trapp sur le deuxième but. A voir comme le Grand Stade a rugi au coup de sifflet final, on se demande presque si ce succès de prestige n’a pas déjà un peu embelli la saison lyonnaise.