Lyon : Le musée des Confluences met les mains dans la terre

CULTURE Le musée des Confluences de Lyon consacre une nouvelle exposition temporaire sur la terre première « pour construire demain » …

Caroline Girardon

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L'exposition — C. Girardon / 20 Minutes

Le sujet ? La terre. Un thème peu abordable aux premiers abords. Pourtant, le Musée des Confluencesn’a pas hésité à se frotter à ce sujet un peu complexe, présentant une nouvelle exposition temporaire jusqu’au 17 juillet.

 

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L'exposition - C. Girardon / 20 Minutes

 

La question de départ était de dire : Comment des simples grains de matière peuvent-ils tenir ensemble jusqu’à ériger des murailles ? « Pourquoi un mur en terre crue, comme on peut le voir au Yémen, tient ? Comment des immeubles de huit étages, érigés avec seulement cette matière qui semble si simple et si fragile, ne s’écroulent pas ? », explique Romain Anger, l’un des trois auteurs de l'exposition «Ma terre première, pour construire demain».

Les visiteurs vont ainsi pouvoir découvrir la terre dans tous ses états, du simple grain de sable à l’immense édifice. « C’est un matériel universel qui est utilisé depuis des milliers d’années. Aujourd’hui, un tiers de la population mondiale vit des constructions en terre », précise Romain Anger qui voit un « intérêt à revenir à ces matériaux » et à valoriser des techniques ancestrales.

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L'exposition - C. Girardon / 20 Minutes

 

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L'exposition - C. Girardon / 20 Minutes

 

Une alternative au ciment

« Par rapport à la crise du logement, par rapport aux besoins énergétiques, la terre reste intéressante. Elle est saine, elle ne pollue pas. Elle a des propriétés isolantes performantes », enchaîne-t-il.

« Il s’agit d’un matériau peu gourmand en énergie, largement disponible sur toute la surface de la terre. Elle pourrait couvrir une partie des besoins en logements écologiques et économiques », martèlent les organisateurs de l’exposition sur les panneaux à lire, le long du parcours. Bref, une alternative idéale au béton, encore largement utilisé dans les sociétés occidentales.

Ateliers pratiques et ludiques

Pendant la visite, on parlera ainsi des drains de force, des effets de voûte, de boue sèche ou humide, de forces électriques. Mais pour ne pas effarer le visiteur à l’esprit peu scientifique, les organisateurs ont prévu toute une série d’ateliers pratiques. On peut sentir la terre, la toucher, activer des sabliers, faire tourner des grains.

 

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L'exposition - C. Girardon / 20 Minutes

 

« Il y a beaucoup de manipulations à faire car on voulait expliquer de façon très ludique le sujet. On aurait pu le faire au travers de documentaires mais les ateliers se sont imposés d’office », note Nicolas Dupont, responsable des expositions et des collections du Musée des Confluences.