Lyon: Deux frères rejugés pour l'assassinat de leur mère adoptive

JUSTICE Les deux garçons, soupçonnés d'avoir tué leur mère adoptive, avaient été acquittés par la cour d'assises de la Loire en 2014...

C.G.

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Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Johan et Aurélien Toinon ont-ils tué leur mère adoptive en 2010 ? Les deux frères sont jugés depuis ce jeudi en appel à Lyon. Ils avaient été acquittés deux ans plus tôt par la cour d’assises de la Loire, fondant en larmes au moment du verdict, avant que le parquet général ne fasse appel de la décision des jurés.

>> Lire aussi : Acquittement des deux frères accusés d’avoir assassiné leur mère adoptive

 

 

 

Agés respectivement de 29 et 30 ans aujourd’hui, les deux garçons nés en Pologne, sont soupçonnés d’avoir assassiné Annie Toinon, une « mère alcoolique » autoritaire et « maltraitante quand elle avait bu ». Son corps avait été retrouvé le matin du 15 juillet 2010, dans son lit dans sa ferme de Saint-Galmier (Loire), le crâne et la mâchoire fracassés à coups de barre de fer.

L' enquête avait révélé un climat familial houleux, marqué par l’alcoolisme de la mère et les relations difficiles du couple parental avec ses deux jeunes fils, issus d’une fratrie de quatre Polonais adoptés en 1993. Le couple d’agriculteurs souhaitait n’adopter que le frère et la sœur aînée mais avait dû emmener également Aurélien et Johan, la Pologne interdisant que l’on sépare les fratries.

Enfance cabossée

« Souffre-douleur » de sa mère, Johan avait raconté aux policiers que celle-ci versait de l’eau dans son lit pour faire croire qu’il souffrait d’énurésie et faisait preuve de « méchanceté gratuite » à son égard. Des déclarations confirmées par son frère et sa sœur. Sans compter les fois où les deux enfants étaient enfermés dans la niche du chien par le père.

Le premier procès avait mis en évidence les failles de l’enquête au point d’insinuer le doute dans l’esprit des jurés qui n’avaient pas suivi l’avocat général réclamant des peines de quinze et vingt ans de prison, préférant acquitter les jeunes hommes. Le verdict est attendu le 26 février.