VIDEO. Lyon: Décès de Simone Lagrange, témoin-clé au procès de Klaus Barbie

DÉPORTATION Simone Lagrange, qui fut l'un des témoins-clés du procès de Klaus Barbie et qui témoigna toute sa vie dans les lycées sur la Shoah, s'est éteinte mercredi à l'âge de 85 ans...

C.G. avec AFP

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Simone Lagrange, ancienne déportée et témoin clé lors du procès de Klaus Barbie, s'est éteinte le 17 février 2016 à Grenoble.
Simone Lagrange, ancienne déportée et témoin clé lors du procès de Klaus Barbie, s'est éteinte le 17 février 2016 à Grenoble. — Capture d'écran Twitter

« Une amoureuse de la vérité ». Ancienne déportée d’Auschwitz, elle a témoigné toute sa vie dans les lycées de la région Rhône-Alpes. Simone Lagrange, qui fut l’un des témoins clés du procès de Klaus Barbie (chef de la Gestapo à Lyon), est décédée ce mercredi à l’âge de 85 ans à Grenoble.

>> Revoir l’un des témoignages de Simone Lagrange

« Une amoureuse de la vérité s’est éteinte. Simone Lagrange nous a fait grandir. A chacun de faire vivre son engagement pour une société libre », a salué sur Twitter le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle.

 

Née au sein d’une famille juive originaire du Maroc du nom de Kadoshe, Simone et sa famille s’étaient installées dans les années 1930 à Saint-Fons, près de Lyon. A l’âge de 13 ans, elle avait été arrêtée avec ses parents au domicile familial sur dénonciation le 6 juin 1944.

Conduits dans les locaux de la Gestapo à Lyon, fille et parents avaient été interrogés et torturés par son chef Klaus Barbie, qui voulait savoir où étaient cachés les plus jeunes des enfants de la famille.

 

Incarcérées à Montluc, l’adolescente et sa mère avaient été transférées à Drancy le 23 juin, puis déportées sept jours plus tard vers Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 76. Seule Simone avait survécu au travail forcé et aux marches de la mort, au cours desquelles son père fut tué sous ses yeux le 19 janvier 1945. De retour en France fin mai 1945, elle retrouva ses jeunes frère et sœur qui avaient été cachés dans une institution religieuse.

Tout au long de sa vie, Simone Lagrange fut aussi l’infatigable témoin de la Shoah auprès des jeunes, dans les classes. Elle avait relaté cet enfer dans un livre, Coupable d’être née. A l’annonce de sa disparition, les hommages se sont succédés sur Twitter.