Lyon: Pourquoi l’OL refuse de s’inquiéter

FOOTBALL Lâchés à neuf points de Monaco depuis dimanche, les Lyonnais assurent pouvoir retrouver la deuxième place du championnat d’ici mi-mai…

Jérémy Laugier

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Jordan Ferri, ici aux prises avec Pogba et Bayal Sall dans le derby, assure avoir «faim de victoires» avant le match à Bastia samedi. PHILIPPE DESMAZES
Jordan Ferri, ici aux prises avec Pogba et Bayal Sall dans le derby, assure avoir «faim de victoires» avant le match à Bastia samedi. PHILIPPE DESMAZES — AFP

On peut être la lanterne rouge de la Ligue 1 sur les 9 dernières journées (une victoire, deux nuls et six défaites) sans pour autant s’alarmer. C’est l’impression laissée par l’OL depuis la prise de fonction de Bruno Genesio durant la trêve. Désormais lâchés à neuf points de Monaco (2e), les Lyonnais (9es) mettent en avant quatre raisons de positiver avant un déplacement à Bastia samedi (20 heures).

Un état d’esprit retrouvé

C’est la raison majeure de croire en un retour de l’OL sur le podium au bout des 16 prochaines journées de L1. « L’état d’esprit a changé en ce début d’année, assure ce jeudi Jordan Ferri. Ça rappelle la saison dernière. On a faim de victoires. » Son coach ressent de son côté « beaucoup d’ondes positives entre les joueurs ». Pour la première fois depuis un nul (1-1) à Monaco le 16 octobre, Lyon a su éviter la défaite (1-1) dimanche après avoir été mené au score par l’OM. C’est tout sauf un hasard.

Le jeu est de retour

On est certes encore loin des démonstrations offensives orchestrées par le tandem Lacazette-Fekir la saison passée. Mais Bruno Genesio a incontestablement redonné de l’allant à une équipe en perdition durant le mois de décembre. Ses convictions cohérentes concernant le 4-3-3 « qui correspond le mieux aux caractéristiques des joueurs » pourraient porter leurs fruits.

La réussite tournera un jour

« Il y a toujours cette petite malchance au-dessus de nos têtes », a résumé Anthony Lopes après le nul contre Marseille. Déjà malheureux lors de son élimination en Coupe de la Ligue à Paris et surtout dans le derby, l’OL a au moins vu les erreurs arbitrales tourner dans son sens dimanche.

Le public répond présent

Les tensions entre Claudio Beauvue et les supporters cristallisaient ces dernières semaines le désamour naissant entre cette équipe et son public. L’ancien attaquant guingampais est parti au Celta Vigo et l’ambiance a été énorme au Grand Stade face à l’OM (plus de 56.000 spectateurs). Ce soutien est un sacré atout en vue d’un sprint final, surtout lorsque votre principal rival Monaco peut compter à domicile sur moins de 8.000 spectateurs en moyenne.