Avalanche aux 2 Alpes : Le professeur accompagnateur placé en garde-à-vue pour homicides involontaires

FAITS-DIVERS Jean-Yves Coquillat s'est s’exprimé ce jeudi sur l’enquête ouverte après l’avalanche mortelle survenue dans les Alpes…

Elisa Frisullo

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Photo réalisée par la compagnie CRS des Alpes le 17 février 2012 au Grand Som dans le massif de Chartreuse en Isère, à la suite d'une avalanche. Illustration.
Photo réalisée par la compagnie CRS des Alpes le 17 février 2012 au Grand Som dans le massif de Chartreuse en Isère, à la suite d'une avalanche. Illustration. — CRS Alpes CRS Alpes
  • Trois personnes sont mortes dans l’avalanche, un skieur ukrainien et deux lycéens lyonnais.
  • Le professeur qui accompagnait les jeunes skieurs lyonnais a été placé en garde-à-vue pour homicides involontaires.
  • L'avalanche aurait été déclenchée par un groupe de skieurs situé au dessus des lycéens.
  • La piste noire sur laquelle s’est produit le drame était fermée au public.
  • Une enquête a été ouverte quelques heures après l’accident et a été confiée à la gendarmerie.

17h40: La conférence est terminée. Notre live s'achève là. Merci à tous de nous avoir suivi.

17h37: A noter que le professeur responsable dans le cadre de cette sortie n'était pas présent sur la piste lors du drame car il était au chevet d'une élève qui s'était blessée le matin même. C'est lui qui se serait opposé dans la matinée à ce que les adolescents s'engagent sur la piste noire fermée.

17h 36: Des vérifications sont en cours pour vérifier la nationalité ukrainienne et  l'identité «exacte» du skieur, extérieur au groupe, qui est mort dans l'avalanche. Il s'agissait d'un touriste âgé de 55 ans. Sa femme et son fils ont été entendu.

17h 32 : Les élèves morts dans l'avalanche avaient 16 ans et le professeur a 47 ans. Son état de santé n'est pas inquiétant, selon Jean-Yves Coquillat.

17h30: La piste était fermée par un filet. «Il a été enjambé par plusieurs personnes, par le groupe d'élèves, mais également par de nombreux skieurs», ajoute le procureur.

17h 28: «L'enquête, l'instruction et les expertises qui vont être menées devront s'attacher à déterminer l'état psychiatrique de ce professeur et sa capacité à encadrer un groupe».

17h26: «Un autre témoin a indiqué qu'il a vu un groupe d'une quinzaine de personnes qui skiait au-dessus. C'étaient des Hongrois et des Roumains d'un tour opérator.  Ce sont eux qui auraient coupé le manteau neigeux et déclenché l'avalanche».

 

17h25: «Une personne roumaine s'est présentée à la gendarmerie pour indiquer qu'un groupe de dix à quinze personnes dont lui faisait du ski au-dessus des élèves. Quand il est arrivée à l'éperon rocheux au dessus d'eux, il a entendu un bruit d'explosion».

17h23: «L'enquête sera une enquête de flagrance puis rapidement une ouverture d'information judiciaire sera ouverte (... ) Elle permettra d'y voir plus clair, du moins on peut l'espérer».

17h22: «Le professeur [qui les accompagnait l'après-midi] est gardé à vue à l'hôpital», ajoute le procureur.

17h21: «Un professeur s'était opposé le matin à ce que les élèves skient sur cette piste noire fermée. L'après-midi, ils ont enjambé le filet qui barrait la piste et sont allés dessus en toute connaissance de cause.»

17 h21: J-Y. Coquillat «Les élèves voulaient skier à cet endroit, il y avait déjà d'autres traces et des skieurs dès le matin. Plusieurs centaines de skieurs s'étaient engagés à cet endroit.»

17h19. «Nous avons décidé de prendre une mesure de garde-à-vue (à l'encontre du professeur) pour le maintenir à notre disposition»

17 h 15: «Ce professeur bénéficie de la présomption d'innoncence. Il n'est pas question de l'accabler, sa situation personnelle est, je suppose, suffisamment compliquée», ajoute le procureur de Grenoble.

17 h 13: Depuis 16h30, le professeur qui encadrait les élèves est en garde à vue pour «homicides involontaires», selon le procureur.

17 h 12: Selon le procureur, la lycéenne de 16 ans était morte au moment où elle a été sortie de la neige.

17h10: «Il faisait beau, les conditions d'ensoleillement étaient idéales et la neige était très bonne, mais le risque d'avalanche conséquent. Les élèves sont allés sur cette piste noire qui était fermée par manque de neige depuis le début de la saison. Alors qu'ils étaient sur cette piste engagés sur la descente, une avalanche s'est déclenchée et en a emporté un certain nombre. Certains étaient sur le côté et d'autres étaient au milieu, ce qui fait que tous n'ont pas été emportés.»

17h07: «Nous avions aux  2 Alpes un stage de dix-neuf élèves de Première qui sont en option sport. Ces 198 élèves étaient encadrés par trois professeurs d'EPS. Ils ne sont pas moniteurs de ski», précise Jean-Yves Coquillat au début de la conférence de presse.

16h42: Au lycée Saint-Exupéry, la tristesse et l'incompréhension se lisait sur le visage des élèves et des personnels à leur arrivée en cours ce jeudi matin.

16h25: «Le risque d'avalanche était connu depuis longtemps», selon Emmanuel Stréby, de la Chaîne Météo.

16h10: Au lendemain de l'avalanche aux 2 Alpes (Isère) dans laquelle trois personnes, dont deux lycéens lyonnais du groupe scolaire Saint-Exupéry ont péri, le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat doit faire le point sur l'enquête à partir de 17 heures. Une conférence de presse à suivre par ici...