Rhône: Décès d'un collégien atteint de méningite C à l'Arbresle

SANTÉ Les agences régionales de santé (ARS) de plusieurs régions, dont celle de Rhône-Alpes, recommandent la vaccination contre la méningite C après plusieurs décès…

M.L. avec AFP

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La commune de l'Arbresle, dans le Rhône.
La commune de l'Arbresle, dans le Rhône. — Google Maps

Principe de précaution. Vendredi, l’ARS Rhône-Alpes a recommandé la vaccination contre la méningite C pour quelques communes du Rhône après le décès, jeudi soir à l’hôpital, d’un collégien de 14 ans scolarisé dans la commune de l’Arbresle. Il avait contracté une infection invasive à méningocoque de groupe C.

Les personnes en contact identifiées

L’adolescent, décédé jeudi, était scolarisé en 3e dans un collège de l’Arbresle, dans le Rhône. « Les élèves ayant été en contact direct, rapproché (à moins d’un mètre) et prolongé avec cet adolescent dans les 10 jours qui ont précédé son hospitalisation, ont été identifiés » et « un traitement antibiotique préventif leur est d’ores et déjà prescrit », souligne l’ARS Rhône-Alpes dans un communiqué.

Mais deux autres cas de méningite (dont un de groupe C confirmé) ont été détectés fin octobre dans des écoles maternelles de l’Arbresle et de Saint-Pierre-la-Palud (Rhône). L’ARS Rhône-Alpes recommande donc la vaccination « pour l’ensemble de la population » âgée de 12 mois à 24 ans, particulièrement sensible à cette bactérie, « notamment celle habitant ou fréquentant les communes de l’Arbresle, de Saint-Pierre-la-Palud, de Saint-Bel et de Savigny ».

Trois morts en Allier et Creuse

Par ailleurs, quatre autres cas de méningite C liés à une souche « très virulente », dont trois mortels, ont été recensés en Allier et en Creuse. Ces cas sont « liés à une même souche de méningocoque ». Survenus dans un intervalle de temps limité et dans deux départements voisins, ils font craindre aux autorités sanitaires l’installation de cette souche bactérienne dans les zones touchées. Dans ces deux départements, la vaccination est aussi recommandée (pas obligatoire mais remboursée par la sécurité sociale).

« L’idée est d’éradiquer la bactérie chez des éventuels porteurs sains » qui pourraient contaminer d’autres personnes. Rare en France, cette maladie se transmet directement d’une personne à une autre à partir des sécrétions oro-pharyngées (postillons, toux, etc.). Elle touche essentiellement les enfants et les adolescents et même si elle n’est pas toujours mortelle, peut se traduire par des séquelles durables.