Lyon: Dix propositions adoptées pour « éradiquer l'islam radical »

RELIGION Les responsables musulmans, l'Etat et les maires de la métropole lyonnaise sont réunis ce mardi...

20 Minutes avec AFP
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Lyon, le 2 avril 2015
Michel Delpuech, le préfet.
Lyon, le 2 avril 2015 Michel Delpuech, le préfet. —

Ouvrir davantage les mosquées aux femmes, améliorer leur gestion financière, encadrer les écoles de langue arabe… dix propositions pour « éradiquer l’islam radical » ont été adoptées ce mardi par des responsables musulmans, les maires de 25 communes de la métropole lyonnaise et l’Etat.

« Je me réjouis de cette réunion », tenue à la préfecture de Lyon, « qui se veut historique et unique en son genre dans notre pays » et dont « le but est de permettre aux maires de connaître leurs imams et leurs présidents d’associations » et réciproquement, a déclaré à sa sortie Abdelkader Laïd Bendidi, président du Conseil régional du culte musulman (CRCM), à l’origine de ces propositions.

« Obligés de s’entraider »

« J’ai besoin d’eux et ils ont besoin de nous pour éradiquer l’islam radical », a-t-il ajouté se réjouissant de « cette mobilisation de toutes les mosquées et associations cultuelles ». « On est obligé de s’entraider » car « il est important aujourd’hui que ces associations et ces maires travaillent ensemble ».

Ces propositions « extrêmement concrètes et constructives ont fait l’unanimité du côté des responsables musulmans des différentes salles et mosquées, des maires et des représentants de l’Etat et je mettrai tout en œuvre pour les accompagner », a assuré de son côté le préfet de région, Michel Delpuech.

« L’islam a toute sa place dans notre République »

« On est dans une logique où l’intérêt bien compris de la République et des institutions républicaines (…) et des responsables musulmans sont convergents », a noté le préfet rappelant que « l’islam a toute sa place dans notre République ».

Dans la foulée de cette rencontre, chaque maire organisera dans sa commune une réunion avec ses interlocuteurs. « On va redonner corps au protocole quadripartite (Etat, commune, CRCM et salle ou mosquée locale) tombé en déshérence », a souligné le préfet.

Le président du CRCM a par ailleurs assuré qu’il n’y aurait pas d’autre fermeture de mosquée dans l’agglomération lyonnaise, après les deux fermetures survenues en novembre.