OL: Jordan Ferri reconnaît que «la vie d’un vestiaire est assez compliquée»

FOOTBALL Le milieu de terrain lyonnais évoque les difficultés actuelles de son équipe, qui doit selon lui retrouver « sa rage de vaincre ». Et ce dès ce 8e de finale de Coupe de la Ligue mercredi face à Tours…

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Jordan Ferri, ici au duel face à Edinson Cavani, est l'une des rares satisfactions de l'OL actuellement.
Jordan Ferri, ici au duel face à Edinson Cavani, est l'une des rares satisfactions de l'OL actuellement. — NIVIERE/SIPA

Tout le monde lui promettait le banc de touche. A la mi-saison, Jordan Ferri est pourtant l’une des (trop) rares satisfactions de l’OL. S’il n’est pas un joueur de statistiques (un but et une passe décisive en 14 titularisations en L1), le milieu relayeur apporte toute sa hargne à une équipe lyonnaise qui en manque si souvent. Il a évoqué ce mardi les difficultés actuelles de ce groupe, le sort d’Hubert Fournier mais aussi le tout dernier match à Gerland mercredi (20 heures) face à Tours en Coupe de la Ligue.

Est-il facile de se remettre de cette lourde défaite de dimanche à Paris (5-1) ?

On n’a pas l’habitude de prendre des gifles comme ça donc ça fait mal. Il faut se relever. On va attaquer une autre compétition qui peut nous permettre de faire un peu abstraction du championnat. Ça peut nous faire du bien.

Comment vivez-vous plus globalement cette si difficile période qui touche l’OL (5 défaites lors des 7 derniers matchs) ?

On pourrait faire tellement mieux avec la qualité qu’il y a dans le groupe. On ne mérite pas notre place [6e en L1 à 21 points du PSG].

La grande incertitude entourant le sort d’Hubert Fournier peut-elle s’avérer compliquée à vivre pour les joueurs ?

C’est assez pesant car on entend parler de ça dans tous les médias. Je suis sûr que tous mes partenaires soutiennent le coach. Il reste encore beaucoup de matchs pour se relancer et montrer qu’il est l’homme de la situation.

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Comment l’OL peut-il se relancer désormais ?

Il faut retrouver la gagne. La saison dernière, on était très déçus même en cas de match nul. Cette envie et cette rage de vaincre nous manquent peut-être un peu aujourd’hui. Mentalement, c’est très compliqué de se sortir de cette spirale.

Jouez-vous un rôle de plus en plus important dans le vestiaire lyonnais ?

Je m’entends bien avec tout le monde et j’essaie d’amener de la bonne humeur et de nous rendre plus soudés. Mais la vie d’un vestiaire est assez compliquée. Je pense qu’on s’est dit les choses et qu’on tient le bon bout. Il faut arrêter de croire que tout le monde se tire dessus dans le vestiaire. A nous d’avoir en tête que l’objectif du club devienne notre objectif commun à tous.

Que vous ont inspiré les nombreux commentaires faisant état à l’OL de jeunes joueurs, dont vous faites partie, ayant pris la grosse tête suite à leur revalorisation salariale cet été ?

Personnellement, ça m’a fait rire. Les joueurs [Lacazette, Fekir, Tolisso, Lopes et donc Ferri] méritaient cette prolongation au vu de la saison passée. Certains l’ont peut-être mieux digéré que d’autres mais je sais que ce n’est pas le fond du problème.

Comment abordez-vous cet ultime rendez-vous à Gerland, ce mercredi (20 heures) face à Tours en 8e de finale de Coupe de la Ligue ?

Il va y avoir beaucoup d’émotions demain. On va avoir à cœur de montrer une dernière fois un beau visage à Gerland. On doit bien ça à ce stade