Elections Régionales: Jean-Jack Queyranne déçu, le frontiste Christophe Boudot amer

REACTIONS Le président sortant et candidat de la gauche a été battu avec plus de trois points d'écart selon les résultats partiels...

Elisa Frisullo
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Le candidat de la gauche et président sortant de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne. KONRAD K./SIPA
Le candidat de la gauche et président sortant de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne. KONRAD K./SIPA — SIPA

Déçu mais pas abattu. A l’issue de ce second tour des élections régionales, remporté en Auvergne Rhône-Alpes par le candidat de la droite et du centre Laurent Wauquiez (40.5%), le président sortant de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne (PS/PRG/PC/EELV/FG), qui aurait obtenu 36,8% des suffrages selon les résultats partiels, n’a pas caché sa déception ni son amertume vis-à-vis de son successeur, le maire du Puy-en-Velay âgé de 40 ans.

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« Il doit sa victoire au Front national »

« La mobilisation des électrices et des électeurs qui ont porté leurs suffrages sur la liste que je conduis, n’a pas suffi. Le candidat de la droite a recherché en permanence les voix de l’extrême-droite. Il doit sa victoire au Front National. Je veux d’abord remercier ceux qui nous ont exprimé leur confiance. Je veux aussi leur dire qu’au-delà de la déception de cette soirée, nous représentons une force qui ne doit ni se résigner, ni se déchirer. Bien au contraire, nous devons nous préparer à nous opposer avec fermeté à tous les reculs, tant sociaux que culturels, que la droite extrême tentera d’imposer », a déclaré l'ancien ministre de 70 ans, qui briguait un troisième mandat.

>> Retrouvez tous les résultats de ce second tour par ici.

Le candidat du Front national Christophe Boudot a quant à lui fait part de son inquiétude sur l’avenir de la nouvelle région. « Laurent Wauquiez a promis beaucoup, il a pris des postures du FN, mais je doute qu’il puisse mettre en œuvre les idées qui étaient les siennes et qu’il nous a piquées. Il a fait un coup politique mais j’ai très peur pour l’avenir de notre région », a déclaré le candidat du Front national, crédité selon les résultats partiels de moins de 23 % des voix.

Un score décevant pour le parti, qui espérait dépasser les 25 % annoncés dans les derniers sondages, mais en nette progression par rapport aux régionales de 2010. A cette époque, le candidat FN en Rhône-Alpes Bruno Gollnisch avait décroché 15,23 % des voix à l’issue du second tour.