Lyon: Le « tata » sénégalais, cimetière militaire des tirailleurs, a été tagué

FAITS DIVERS Un graffiti à la craie représentant une arme, a été découvert sur le mur d’enceinte de la nécropole…

C.G. avec AFP

— 

Le
Le — Philippes Desmazes / AFP

Une « arme » dessinée à la craie sur le mur d’enceinte du site. Le « Tata » sénégalais, cimetière où reposent les tirailleurs de la Seconde Guerre mondiale, situé à Chasselay dans le Rhône, a été vandalisé.

Selon le service départemental de l’office national des anciens combattants dans le Rhône, le dessin figurerait une « arme » mais l’intention du ou des auteurs « ne serait pas nette du tout ».

Faire la lumière sur cet acte

Dans un communiqué, Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, « condamne avec la plus grande fermeté l’acte de vandalisme commis sur le mur d’enceinte de la nécropole ».

« Cet acte est une insulte à la mémoire des 194 tirailleurs d’Afrique de l’Ouest massacrés par la division de SS Totenkopf en juin 1940 et qui reposent dans la nécropole », a-t-il commenté le secrétaire d’Etat demandant que « toute la lumière soit faite sur les auteurs et les circonstances de cet acte ».

 

Inaugurée en 1942 et située à l’endroit même où plusieurs dizaines de soldats africains ont été massacrées, la nécropole de Chasselay ou « Tata » se caractérise par une architecture d’inspiration soudanaise. Elle est entourée de hauts murs surmontés à chaque angle et au-dessus de l’entrée d’une pyramide empennée de pieux. Elle est classée nécropole nationale depuis 1966.