Lyon: Les étudiants en bonne santé, mais plus fatigués et stressés, selon une étude

ENQUÊTE EmeVia, réseau de mutuelles étudiantes, a publié ce mercredi les résultats d'une enquête sur le bien-être des jeunes...

Elisa Frisullo

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Des étudiants s'installent dans une salle de cours de l'Université Lyon 2, le 22 mai 2009 à Lyon.
Des étudiants s'installent dans une salle de cours de l'Université Lyon 2, le 22 mai 2009 à Lyon. — Jean-Philippe Ksiazek AFP

Ils ont beau être jeunes, être censés avoir la vie devant eux et des projets plein la tête, ils n’en restent pas moins sujets au stress et au manque de sommeil. Dans le 3e volet de son enquête sur la santé des étudiants, réalisé en partenariat avec le CSA et publié ce mercredi, le réseau des mutuelles étudiantes de proximité EmeVia pointe du doigt une détérioration du bien-être des jeunes en Auvergne-Rhône-Alpes.

Un étudiant sur 5 dort mal

Si la grande majorité des 1.777 étudiants de la région interrogés se sentent en bonne santé (94.8 %), ils sont plus nombreux que lors de la dernière enquête, menée en 2013, à ne pas être bien dans leurs baskets. L’étude montre ainsi, que 15 % des étudiants envisagent mal l’avenir (12 % en 2013), 21 % dorment mal (19.5 % il y a deux ans) et que 38 % gèrent mal leur stress (contre 23.8 %). Pire, plus de 8 % des jeunes interrogés reconnaissent avoir eu des pensées suicidaires au cours de l’année écoulée.

« Le sommeil semble être un point clé sur lequel il faut mettre un fort accent dans les politiques de prévention à destination des jeunes car il impacte négativement de nombreux aspects de leur vie. A savoir, leur santé physique et mentale et la réussite de leurs études », indique EmeVia. Selon l’enquête, plus de la moitié des jeunes estimant manquer de sommeil dorment entre 6 heures et 7 heures par nuit en moyenne, 11 % moins de 6 heures et un étudiant sur 10 indique prendre des médicaments pour dormir.

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Faire du sport pour être en forme

Plus fatigués, ils ont moins de recul pour gérer leur stress. « Plus d’un jeune sur deux qui se dit très fatigué gère mal son stress », ajoute le réseau de mutuelles, selon lequel près de la moitié des étudiants concernés par l’angoisse ne trouve personne à qui se confier. L’une des pistes possibles pour améliorer leur bien-être semble être de pratiquer une activité physique. Les jeunes faisant du sport chaque jour sont en effet surreprésentés parmi les étudiants estimant être en bon état de santé, à avoir bon appétit et à bien gérer leur stress.

Pour l’Unef, interrogé par 20 minutes, les solutions pour améliorer le bien être et la santé des étudiants relèvent de la politique menée en faveur de la jeunesse. « Les bourses, par exemple, sont insuffisantes. Si bien qu’entre leur activité salariale et leurs cours, bon nombre de jeunes se retrouvent avec un rythme infernal. Sans compter que, vu l’état du marché de l’emploi, beaucoup se demandent ce qu’ils vont devenir, si ce qu’ils sont en train de faire va servir à quelque chose. Tout cela ne joue pas en faveur du bien être des étudiants », indique Fabrice Torro, président de l’Unef Lyon.

Un syndicat qui depuis plusieurs années milite pour la création de centres de santé sur les campus pour rendre l’offre de soins accessibles à tous les étudiants.