Régionales 2015: Queyranne devancé par la droite ou le FN dans tous les départements en Auvergne-Rhône-Alpes

ÉLECTIONS L'issue du second tour est très incertaine, au regard des reports de voix...

Elisa Frisullo

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Lyon, le 6 décembre 2015. Le président sortant de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, à la préfecture de région, au soir du premier tour des régionales.  Konrad/ Sipa
Lyon, le 6 décembre 2015. Le président sortant de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, à la préfecture de région, au soir du premier tour des régionales. Konrad/ Sipa — SIPA

Les sondages avaient vu juste. A l’issue du premier tour des élections régionales en Auvergne Rhône-Alpes, le président socialiste sortant, tête de liste PS-PRG, s’est nettement fait devancer par son principal challenger Laurent Wauquiez (Les Républicains, Modem, UDI) et est arrivé derrière le FN, avec 24.2 % des suffrages recueillis contre 32 % pour la droite et 24.8 % pour le candidat frontiste.

Trois départements passés de la gauche à la droite au premier tour

L’actuel chef de la région, en poste depuis 2004, n’est pas parvenu à se hisser en tête dans un seul des treize départements de la grande région. Contrairement à 2010, où le PS avait obtenu la majorité des voix au soir du premier tour en Ardèche, Laurent Wauquiez a été le plus plébiscité par les électeurs dans ce département. Tout comme dans le Puy-de-Dôme, où la liste Queyranne est également arrivée en seconde position.

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En Isère également, où la liste d’Union de la gauche était arrivée première il y cinq ans, le Front national s’est imposé dimanche, avec 27.7 % des voix contre 26.2 % pour la liste menée par Wauquiez et 25.4 % pour celle conduite par Queyranne. Le FN est aussi arrivé en tête dans l’Ain et dans la Drôme devant Laurent Wauquiez et Jean-Jack Queyranne, alors qu’en 2010, la liste conduite par le frontiste Bruno Gollnisch avait enregistré des scores nettement plus faibles dans ces trois départements (autour de 15 %).

Nettement devant, le maire du Puy-en-Velay dispose cependant sur le papier, de très peu de reports de voix. Une donnée qui n’a évidemment pas échappé au camp du candidat socialiste/PRG, qui avec une alliance avec Europe Ecologie-les-Verts et les communistes pourrait l’emporter dimanche prochain. Un second tour, où en Auvergne Rhône-Alpes tout devrait donc se jouer dans un mouchoir de poche.