Le nouveau palais de justice de Lyon, le 14 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Le nouveau palais de justice de Lyon, le 14 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

JUSTICE

Lyon: Des peines de 7 à 13 ans de prison requises contre des membres de la «Dream Team»

Quinze personnes sont jugées depuis une semaine à Lyon dans une affaire de cache d'armes...

Ils sont considérés par le parquet comme les principaux « coordonnateurs » de l’arsenal découvert à Tramoyes dans l’Ain, en 2012. Des peines de 7 à 13 ans d’emprisonnement ont été requises ce lundi à l’encontre des principaux suspects dans cette affaire de cache d’armes pour laquelle quinze personnes comparaissent depuis une semaine devant le tribunal correctionnel de Lyon. Parmi elles, figurent plusieurs figures du banditisme et des membres de la Dream Team, un gang de malfaiteurs aux braquages retentissants.

Ces peines concernent sept des quinze prévenus présents à l’audience, soupçonnés d’avoir dissimulé ces armes en vue d’un prochain vol à main armée. La procureure Virginie Brelurut a ainsi réclamé entre 12 et 13 ans de prison contre Karim Maloum et Dominique Bellanger, tous deux en état de récidive. Elle a demandé entre neuf et dix ans contre Daniel Bellanger, estimant à propos de celui qui est présenté comme le cerveau de la Dream team, ce qu’il nie : « il est présent dans tous les moments décisifs de préparation de la mise en œuvre de ce projet criminel ».

 

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La magistrate a requis de sept à huit ans contre Aurélie Merlini parce que cette jeune femme est, selon elle, « au cœur du réacteur », et « non pas parce qu’elle est 'la fille de' » : allusion à son père Daniel, ancien membre présumé du gang de braqueurs, abattu en 2010.

Du sursis requis pour les protagonistes intervenus comme « aides ponctuelles »

La procureure a requis des peines de sept à huit ans contre deux autres prévenus rangés parmi les coordonnateurs : Michel Ristic, acquéreur de valises de brouillage d’ondes « indispensables au projet » ; et Gilbert Gabayet, propriétaire du hangar où a été découvert l’arsenal. Une peine de quatre ans, dont deux avec sursis et mise à l’épreuve, a été réclamée contre son fils Grégory, « sans qui rien n’aurait été possible ».

Pour les autres prévenus, qualifiés « d’exécutants », la procureure a requis de sept à huit ans contre Rocheteau Meinhard, « exécutant de haut vol ». Des peines de 18 mois avec sursis à trois ans, contre les autres protagonistes, intervenus dans des aides ponctuelles.

Les plaidoiries doivent commencer lundi après-midi. La défense conteste toute participation à une association de malfaiteurs. Le délibéré est d’ores et déjà fixé au 1er avril.