OL: Hubert Fournier ne sent «pas une équipe unie sur le terrain»

FOOTBALL L’entraîneur lyonnais a pointé du doigt ce jeudi certaines attitudes de son groupe. Après la morose élimination européenne, il est urgent de réagir en Ligue 1, vendredi (20 h 30) face à Montpellier…

Jérémy Laugier

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Hubert Fournier, ici en Ligue des champions face à Valence, assure qu'il n'y a pas de titulaire indiscutable à l'OL. PASCAL FAYOLLE
Hubert Fournier, ici en Ligue des champions face à Valence, assure qu'il n'y a pas de titulaire indiscutable à l'OL. PASCAL FAYOLLE — SIPA

Cette fois, Hubert Fournier ne compte plus protéger ses joueurs. Eliminés mardi de la Ligue des champions sans jamais vraiment se révolter, les Lyonnais ont agacé leur entraîneur comme jamais. Avant le retour à la Ligue 1 avec la réception de Montpellier vendredi (20 h 30), ce dernier a tenu à pointer du doigt le comportement de son groupe.

« D’une manière générale, on ne sent pas une équipe unie sur le terrain. Quand on voit les attitudes lorsqu’on marque un but et quand on en encaisse un… Contrairement aux buts de La Gantoise (1-2), je n’ai pas vu dix joueurs sauter dans les bras de Jordan Ferri (seulement Tolisso et Lacazette) après l’ouverture du score mardi », a souligné l’ancien coach rémois en conférence de presse ce jeudi.

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« Une prise de conscience » dès vendredi contre Montpellier ?

« Ce sont des petits signes, comme quand on constate qu’il n’y avait pas beaucoup de monde pour soutenir Mapou (Yanga-Mbiwa), qui était malheureux à Nice (3-0) après avoir marqué contre son camp, a-t-il poursuivi. Ça ne donne pas de bons signaux sur l’unité qui peut régner au sein de l’équipe. » Difficile de lui donner tort, là aussi, lorsqu’il regrette « l’incapacité de l’OL d’élever son niveau de jeu pour des matchs d’une telle importance ».

Hubert Fournier, qui espère « une prise de conscience » de ses joueurs, malgré tout deuxièmes en championnat après 14 journées, a tout de même pu apprécier dans cette si éprouvante semaine le soutien de Jean-Michel Aulas : « Ça montre une certaine unité au sein du club. A l’heure actuelle, on en a besoin afin de passer ces moments difficiles. » Seule une deuxième place en L1 en fin de saison pourra malgré tout adoucir ce couac européen, qui est aussi celui du technicien, sous contrat à Lyon jusqu’en 2017.

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