Ligue des champions: «La triste réalité» de l'OL pointée par Henri Bedimo

FOOTBALL Le défenseur lyonnais reconnaît que son équipe a subi « un coup de massue » mardi avec son élimination européenne sans gloire face à La Gantoise (1-2). Le Camerounais se projette sur le retour à la L1...

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Henri Bedimo regrette l'actuel manque de maîtrise technique de l'OL. Pascal Fayolle
Henri Bedimo regrette l'actuel manque de maîtrise technique de l'OL. Pascal Fayolle — SIPA

Les Lyonnais ont souvent donné l’impression de subir les événements, au cours de leur sombre dénouement européen à Gerland mardi contre La Gantoise (1-2). Mais certains joueurs ne se sont pas planqués dans la foulée, au moment de s’expliquer devant la presse. Parmi eux, le défenseur latéral Henri Bedimo était certes sonné, mais très lucide quant aux lacunes actuelles de l’OL, qui devra rebondir en Ligue 1 dès vendredi face à Montpellier.

Qu’a-t-il manqué à l’OL face à La Gantoise, et plus globalement dans cette Ligue des champions ?

Il a manqué de tout. C’était très compliqué contre La Gantoise (1-2) mais c’est la conséquence de toute notre campagne européenne. Le constat est froid mais c’est la triste réalité. On a montré beaucoup de carences dans cette Ligue des champions. On avait la possibilité de jouer un rôle dans cette poule et on n’a pas su le faire.

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Pourquoi n’avez-vous plus la maîtrise technique qui a fait l’identité de l’OL la saison passée ?

C’est vrai que la maîtrise du jeu faisait notre force et que ce n’est plus le cas. Cette équipe de La Gantoise nous a poussés à reculer. Nous étions obligés de puiser dans nos réserves pour récupérer le ballon puis pour procéder en contres. Les contres ne sont pas trop dans notre ADN et on a eu trop de déchets dans ce secteur.

Mais comment le visage affiché par cette équipe peut-il être à ce point différent en quelques mois ?

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Le niveau d’exigence est forcément plus élevé cette saison car on dispute de nombreux matchs nécessitant de beaucoup puiser dans l’aspect mental.

Comment le vestiaire va-t-il réagir suite à une telle déception, quatre jours après un autre douloureux revers à Nice (3-0) ?

Là, c’est un vrai coup de massue. Dans notre malheur, on est encore bien classés en championnat même si ça se resserre [2e à 13 longueurs du PSG mais aussi à 7 points de Bordeaux, 13e]. Il faut bien finir l’année 2015 et essayer de retrouver de la confiance car c’est vrai qu’il y a un déficit dans ce domaine en ce moment.

Craignez-vous une démobilisation de l’équipe ?

On reste des professionnels. Il faudra dès ce mercredi commencer à bien panser nos plaies pour montrer un autre visage en championnat [vendredi face à Montpellier].