Attentats à Paris: La Marianne en larmes d'un jeune Lyonnais partagée dans le monde entier

HOMMAGE Au lendemain des attaques, Benjamin,  21 ans, a réalisé un dessin en hommage aux victimes et à leurs proches...

Elisa Frisullo

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La Marianne en larmes qui a fait le tour du monde au lendemain des attentats a été réalisée par un Lyonnais de 21 ans, Benjamin Régnier. Lancer le diaporama
La Marianne en larmes qui a fait le tour du monde au lendemain des attentats a été réalisée par un Lyonnais de 21 ans, Benjamin Régnier. — Benjamin Régnier

Une Marianne en larmes aux couleurs de la France. Ce dessin, publié sur la toile et partagé dans le monde entier au lendemain des attentats survenus à Paris le 13 novembre au soir, est l’œuvre d’un Lyonnais de 21 ans, Benjamin Régnier.

Ce jeune homme, originaire de Vignieu, en Isère, et scolarisé en BTS Design de mode à l’école Art de Bellecour à Lyon, a, dès le lendemain des attentats, voulu rendre hommage aux victimes et à leurs proches à sa manière. « Je dessine depuis que je suis gamin. Le soir des attentats, je suis resté devant ma télé avec une amie toute la nuit. Nous étions atterrés, horrifiés, tristes », confie Benjamin.

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De Facebook au site internet du Monde

« Le dessin est mon mode d’expression. J’ai voulu poser mes sentiments sur papier. J’ai choisi Marianne car c’est le symbole, l’allégorie de la France. Puis j’ai dessiné des larmes pour illustrer le choc, le désarroi et l’incompréhension que je ressentais comme tout le monde », ajoute l’étudiant.

Une fois son dessin achevé, Benjamin l’a posté son profil Facebook. En le voyant, sa sœur lui a suggéré de l’envoyer au Monde, qui, au lendemain des attentats, publiait les dessins d’artistes amateurs. « Ils l’ont tout de suite mis en ligne et en très peu de temps, il y a eu un très fort engouement. J’ai été surpris et cela m’a fait chaud au cœur de voir qu’autant de monde était touché et se retrouvait dans ce dessin », ajoute le jeune artiste, qui devrait continuer à s’exprimer en dessinant, mais plus sur ce sujet.

« C’était mon expression, ma démarche personnelle du moment. Je voulais rendre hommage aux victimes et à leurs familles. Je l’ai fait. J’ai tout dit dans ce dessin, il n’y en aura pas d’autres ».

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