OL: Les cinq raisons du partenariat avec le club sénégalais de Dakar Sacré-Cœur

FOOTBALL Jean-Michel Aulas s’est montré emballé mardi au moment de signer le premier partenariat du club lyonnais en Afrique. Sidney Govou est le parrain de ce projet destiné à renforcer le centre de formation…  

Jérémy Laugier

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10.000 amateurs de football de tout âge profitent chaque semaine des installations de l'AS Dakar Sacré-Cœur
10.000 amateurs de football de tout âge profitent chaque semaine des installations de l'AS Dakar Sacré-Cœur — AS Dakar Sacré-Cœur

L’OL a profité d’une semaine de trêve internationale pour signer ce mardi un partenariat avec le club sénégalais de Dakar Sacré-Cœur. Voici en cinq raisons pourquoi Jean-Michel Aulas a tenu à se rapprocher du continent africain, moins de deux mois avant d’investir le Grand Stade.

Parce que le fameux potentiel africain

Le président de l’OL n’a pas cherché à masquer son admiration pour le football africain mardi. « L’Afrique est à l’aube d’un développement dans plein de domaines. Au niveau footballistique, il y a un potentiel incroyable. On a senti que c’était le bon moment d’investir pour participer à une grande aventure », explique JMA. Avec 10.000 personnes utilisant chaque semaine les imposantes structures du Dakar Sacré-Cœur (25 ha), il devrait y avoir de quoi faire au Sénégal.

Parce que l’OL est là aussi le premier

Premier en France, et même deuxième en Europe derrière l’intouchable Barça, le centre de formation de l’OL va donc s’ouvrir au continent africain. « Il n’y a pratiquement pas de club européen ayant la volonté de mettre en place une démarche structurée sur ce continent. C’est donc une immense fierté pour nous », signale Matthieu Chupin, président délégué de Dakar Sacré-Cœur.

Parce que Alain Olio

Avant de devenir le directeur sportif de DSC, Alain Olio s’est notamment distingué en étant le directeur du centre de formation de l’OL entre 2001 et 2007. « Il est la pierre angulaire du partenariat avec ce club de Dakar », souligne Jean-Michel Aulas.

« Il y a un déficit crucial en matière de formateurs de qualité. Alain Olio incarne parfaitement les valeurs de l’OL et on sent qu’on a déjà passé un cap avec lui en quelques mois », apprécie Matthieu Chupin.

Parce que Clinton Njie

La surprenante réussite connue par l’OL concernant Clinton Njie, recruté au Cameroun à 18 ans, fait figure d’exemple. Pour sa quatrième saison au club, le vif attaquant a combiné sept buts et sept passes décisives en Ligue 1 avant d’être transféré pour 17 millions d’euros (bonus compris) par les Spurs de Tottenham.

« Nous avons eu des réussites ces derniers temps avec nos joueurs régionaux. Mais à l’image de Clinton Njie, qui venait du continent africain, nous avons la volonté de nous ouvrir au-delà de notre région », précise le directeur du centre de formation de l’OL Stéphane Roche.

Parce que Sidney Govou

Resté proche d’Alain Olio, qui l’a entraîné à ses débuts à l’OL, Sidney Govou devient le parrain de ce partenariat avec le DSC. Actuellement entraîneur adjoint des U15 de l’OL, l’ancien septuple champion de France est ravi de s’inscrire davantage encore dans les projets du club lyonnais.

« On m’a souvent proposé d’être parrain de pas mal de choses. Malheureusement, je n’avais pas vraiment le temps. Mais maintenant que ma carrière est finie, c’est une grande fierté pour moi de représenter mon club et d’aider mon continent », lance l’ancien attaquant d’origine béninoise.