Lyon: Une cache d'armes découverte à Feyzin et cinq personnes interpellées dans le cadre d'une opération antiterroriste

TERRORISME Dans la nuit de dimanche à lundi, treize interpellations ont eu lieu autour de Lyon et à Villefranche-sur-Saône…  

Elisa Frisullo

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Le tribunal a été évacué... La police a commencé ses investigations (illustration).
Le tribunal a été évacué... La police a commencé ses investigations (illustration). — Alain ROBERT/Apercu/SIPA

Un lance-roquettes, une kalachnikov, des pistolets automatiques. Dans la nuit de dimanche à lundi, treize perquisitions ont eu lieu dans la région lyonnaise et à Belleville, près de Villefranche-sur-Saône, dans le cadre de l’état d’urgence décrété par le président François Hollande au lendemain des attaques terroristes à Paris, relate ce lundi matin l’AFP.

Un véritable arsenal de guerre découvert

Cinq interpellations ont eu lieu à Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Saint-Priest, dans le 8e arrondissement de Lyon et à Feyzin, où les enquêteurs avaient ciblé un homme suspecté de trafic d'armes lourdes, a précisé ce lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, lors d'un point presse.

Chez cet individu, des pistolets automatiques, un fusil d'assaut et des gilets par balles ont notamment été découverts. En poursuivant leurs investigations et en perquisitionnant au domicile des parents de cet homme, les enquêteurs ont trouvé d'autres armes de guerre, parmi lesquelles un lance-roquettes et des pistolets automatiques. Des brassards de police et des tenues militaires ont également été retrouvés, selon le ministère de l'Intérieur. L'enquête, confiée à la police judiciaire de Lyon, se poursuit.

>> Perquisitions dans les milieux islamistes dans toute la France

Cinq gardes à vue sont en cours à Lyon dans le cadre de cette opération antiterroriste menée également cette nuit dans dix-neuf départements de France, dont les grandes métropoles de Toulouse, Lille-Roubaix, Strasbourg ou Marseille. Des perquisitions ont également été réalisées à Grenoble et sans sa proche banlieue et conduit à plusieurs arrestations, mais également dans l'Ain et le Sud de la Drôme.

Cette vague d'arrestations concerne des dossiers « pas encore judiciarisés », à mi-chemin entre délinquance de droit commun et radicalisme. Elle n’avait pas de lien direct avec l’enquête sur les attentats de Paris. L'objectif de ces opérations antiterroristes est de «démanteler des bandes et le cas échéant des filières terroristes», a indiqué Bernard Cazeneuve. «Ce n'est qu'un début», a prévenu le ministre de l'Intérieur.