Attentats à Paris : Le préfet du Rhône s'interroge sur le maintien de la Fête des Lumières à Lyon

TERRORISME Suite à l’état d’urgence décrété dans le pays, plusieurs mesures ont été prises dans le département par les autorités…

Elisa Frisullo
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Lyon, à l'aéroport Saint-Exupéry, le 14 novembre 2015, où la sécurité a été renforcée.AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES
Lyon, à l'aéroport Saint-Exupéry, le 14 novembre 2015, où la sécurité a été renforcée.AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES — AFP

Drapeaux en berne, manifestations culturelles annulées, surveillance renforcée… Dès le lendemain des attentats survenus vendredi soir à Paris, des mesures de protection de la population ont été mises en place dans le cadre de l’état d’urgence décrété dans tout le pays. Zoom sur les conséquences dans le Rhône.

  • Mobilisation maximale des forces de l’ordre. Depuis samedi, dans le cadre du plan Vigipirate, « durci » selon la préfecture du Rhône, la surveillance est renforcée dans les lieux fréquentés, comme les gares, les centres commerciaux ou encore l’aéroport Saint-Exupéry. Une cinquantaine d’équipages de police, pouvant monter jusqu’à 70 en cas de besoin, était mobilisée sur le terrain samedi. Côté gendarmerie, six pelotons mobiles devraient être affectés à la sécurisation. Les contrôles de la police aux frontières sont systématisés dans les départements frontaliers de l’Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie ainsi qu’à l’aéroport.

 

  • Le couvre-feu pas exclu. Samedi, le préfet du Rhône Michel Delpuech a indiqué qu’il n’hésiterait pas à recourir au couvre-feu en cas de « rassemblements ou des réactions comme des manifestations de joie faisaient allégeance au terrorisme ». Il a également décidé d’interdire toutes les manifestations de voie publique susceptibles de porter atteinte à l’unité nationale. Samedi après-midi, un rassemblement prévu dans le centre de Lyon par un groupe d’identitaires a été interdit.

 

Attentats à Paris: La vie culturelle est mise en suspens à Lyon

  • Deuil national et recueillement. Dans le cadre du deuil national de trois jours décidé par le Président de la République François Hollande, les drapeaux français ont été mis en berne sur les bâtiments publics. Lundi, à 12 heures, une minute de silence sera observée devant la plupart des mairies du département. A Lyon, ce temps de recueillement réunira les membres du conseil municipal dans la cour de l’hôtel de ville. A Villeurbanne, Vénissieux ou encore Bron, la population est invitée à se rassembler pour cette minute de silence sur le parvis des mairies.

 

  • Sorties scolaires et manifestations culturelles et sportives annulées. La consigne est laissée à la libre appréciation des maires. Jusqu’à mardi inclus, les sorties scolaires prévues sont annulées dans de nombreuses communes du département. De même, les manifestations culturelles ont été annulées ce week-end et en début de semaine dans de nombreuses villes et plusieurs établissements municipaux ont été fermés. A Lyon, les musées rouvriront leurs portes au public mercredi. A Oullins, la piscine muncipale et la médiathèque ont également été fermées. Ce week-end, de multiples manifestations sportives ont été annulées aux quatre coins du département. Parmi elles, à Miribel-Jonage, « Jogg’Iles » qui devait réunir plus de 5.000 coureurs ce dimanche matin, n’a finalement pas eu lieu.

 

  • Interrogations autour de la Fête des lumières. Aucune décision n’a encore été prise. L’organisation de la Fête des lumières, qui réunit chaque année plus de trois millions de personnes dans les rues de Lyon, devrait faire l’objet de nombreuses discussions entre la préfecture et la Ville de Lyon suite aux attaques terroristes. Interrogé sur une éventuelle annulation, le préfet Michel Delpuech a répondu qu'il était « trop tôt pour décider, mais la question se pose ».