OL-Zénith: Les Lyonnais croient-ils vraiment pouvoir se qualifier sur un malentendu?

FOOTBALL Aussi étrange que cela puisse paraître, en cas de succès contre La Gantoise et à Valence, l’OL pourrait atteindre les 8es de finale de Ligue des champions…

Au stade de Gerland, Jérémy Laugier

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Mapou Yanga-Mbiwa et l'OL ont été sonnés mercredi par le nouveau revers en Ligue des champions. Ils veulent malgré tout encore croire en une qualification mathématiquement jouable.
Mapou Yanga-Mbiwa et l'OL ont été sonnés mercredi par le nouveau revers en Ligue des champions. Ils veulent malgré tout encore croire en une qualification mathématiquement jouable. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Il est donc possible, dans la si exigeante Ligue des champions, de ne compter qu’un seul point après quatre journées mais d’être encore en lice pour une qualification en 8es de finale. Et ce alors que le seul but ayant vraiment compté pour l’OL dans la compétition a été l’œuvre du latéral droit Christophe Jallet (sa 2e réalisation depuis son arrivée à Lyon durant l’été 2014), qui plus est de la tête (1-1 à Gand).

« Aujourd’hui, il nous manque tout, on n’est pas au niveau », estime Anthony Lopes, voix détonante du vestiaire lyonnais après le revers (0-2) mercredi face au Zénith. Cet OL a subi en deux rencontres une leçon de maturité tactique et technique par l’équipe russe qui rappelle quasiment la claque (0-3) contre le Bayern Munich lors de la fameuse demi-finale de C1 en avril 2010. Rien ne semble sourire aux Lyonnais dans cette campagne européenne, à l’image des inexplicables ratés à Gerland devant le but vide de Jordan Ferri face à Valence et Mapou Yanga-Mbiwa mercredi.

Hubert Fournier : « Ça serait quand même bien qu’on en gagne un… »

Lâché à cinq points de Valence et désormais trois de La Gantoise en vue du lot de consolation que serait un 16e de finale de Ligue Europa, l’OL se montre malgré tout optimiste, à deux matchs du terme de la phase de poules. « Tant que mathématiquement c’est jouable, il faut y croire », lance Samuel Umtiti. « On sait qu’on a les capacités de battre La Gantoise et Valence », annonce avec confiance Corentin Tolisso.

Si le coach lyonnais reconnaît que le ratio tirs cadrés-frappes tentées a encore été « famélique » face au Zénith (5 sur 19), il se veut lui aussi optimiste et ne se fixe pas de limite dans la quête de la deuxième ou de la troisième place du groupe H. « C’est assez miraculeux de penser qu’on peut encore espérer une qualification. C’est peut-être un signe du destin, qui sait… », sourit Hubert Fournier. L’ancien entraîneur rémois conclut dans la foulée avec un brin de cynisme : « Ça serait quand même bien qu’on en gagne un… »