Ligue des champions: La cour européenne est trop grande pour cet OL

FOOTBALL Après la défaite (0-2) à domicile contre le Zénith, même la troisième place qualificative pour la Ligue Europa s'éloigne...

Au stade de Gerland, Jérémy Laugier

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Comme au match aller, Hulk a été le bourreau de l'OL, comme ici en crochetant parfaitement Henri Bedimo sur le premier but du Zenit.
Comme au match aller, Hulk a été le bourreau de l'OL, comme ici en crochetant parfaitement Henri Bedimo sur le premier but du Zenit. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Hubert Fournier tenait à ce que son équipe prouve qu’elle n’était pas « un faire-valoir » dans cette Ligue des champions. Avec un seul point pris en quatre journées après le revers (0-2) face au Zénith ce mercredi, le constat comptable rapproche pourtant fatalement l’OL de la désastreuse campagne marseillaise en 2012-2013 (0 point), livrée à une poule autrement plus redoutable (avec Dortmund, Arsenal, Naples). Les Lyonnais ont eu beau avoir comme à l’aller une large mainmise sur la possession de balle (63 % en première mi-temps), celle-ci était plus liée à l’identité de jeu de l’équipe d’André Villas-Boas qu’à la maîtrise de l’OL.

C’est même tout sauf un hasard si les Russes ont poignardé la bande à Maxime Gonalons sur le registre attendu, à savoir l’art de la contre-attaque supersonique. Avec en première ligne ce diable de Hulk, qui a fait des différences énormes, comme deux semaines plus tôt. Un crochet mystifiant Henri Bedimo et Samuel Umtiti en première mi-temps, puis un rush suivi d’une merveille de passe de l’extérieur du pied gauche en seconde période. Le tout conclu par l’habile géant russe Artem Dzyuba (25e et 57e).

Même la place en Ligue Europa va être dure à arracher

Samuel Umtiti en sauvant sur la ligne une reprise de Danny (17e) et Anthony Lopes dans un duel avec le milieu portugais (21e) avaient jusque-là comblé les criantes lacunes de replacement de l’OL. De « la folie organisée » réclamée la veille par Hubert Fournier, Lyon n’a montré que quelques passages enthousiasmants et symbolisés par le retour d’Henri Bedimo, auteur d’une frappe lointaine sur le montant de Yuri Lodygin (36e). Il a manqué conviction et précision à cet OL pour exister dans son double affrontement face à un Zénith si sûr de sa force.

Et comme La Gantoise a dans le même temps battu Valence (1-0), les Lyonnais qui ont conclu leur soirée cauchemardesque par l’expulsion de leur capitaine Maxime Gonalons (73e), pointent désormais à trois points d’une place en Ligue Europa et à cinq d’une improbable qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions. Pour se redonner du baume au cœur, Gerland a passé sa fin de match à scander des chants anti-stéphanois, quatre jours avant de recevoir le dernier derby de l’histoire de ce stade.