VIDEO. De retour à Lyon, le groupe new-yorkais San Fermin est devenu «plus uni»

MUSIQUE L’exaltant projet pop-rock symphonique de Brooklyn sera au Marché Gare (Lyon 2e) le 18 novembre. Son leader Ellis Ludwig-Leone s’est confié à « 20 Minutes »…

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Ellis Ludwig-Leone a composé les deux albums de San Fermin.
Ellis Ludwig-Leone a composé les deux albums de San Fermin. — DR

À 26 ans, Ellis Ludwig-Leone écrit actuellement son cinquième ballet à New York. L’artiste est également la tête pensante de San Fermin, dont le concert au théâtre des Ateliers (Lyon 2e) a marqué les esprits l’an passé. Le groupe pop-rock new-yorkais sera de retour le 18 novembre au Marché Gare (Lyon 2e). Son leader s’est confié à 20 Minutes.

Après les taureaux, vous vous attaquez aux lapins sur le nouvel album « Jackrabbit ». D’où vient votre passion pour les animaux ?

Quand j’étais gosse, je passais beaucoup de temps dans la forêt et j’essayais d’attraper des animaux. Ils m’inspirent car ils constituent une belle métaphore des choses. Nous sommes des animaux aussi.

Pourquoi avoir carrément choisi comme nom de groupe la fameuse fête de Pampelune ?

Je n’y suis jamais allé mais au moment du premier album, j’aimais bien l’image de gens cherchant à échapper à quelque chose qu’ils ont placé devant eux. C’est comme un danger qu’on s’impose soi-même.

Êtes-vous vraiment un groupe, même si vous semblez être derrière tout le projet ?

Bien sûr que nous sommes un groupe maintenant, et même une famille. J’ai vraiment réalisé l’an passé durant notre tournée que ce projet avait besoin d’être celui d’un véritable groupe. Honnêtement, quand j’écrivais le premier album, je ne pensais pas du tout à une tournée. Il existe tout de même de nombreux groupes dans lesquels la partie créative est impulsée par une seule personne.

Avez-vous abordé l’enregistrement de ce deuxième disque avec un état d’esprit très différent ?

Oui, le premier album était le reflet d’un jeune tenant à laisser une première trace. Le deuxième reflète les changements de ma vie, en partie liés à cette tournée loin de chez nous. Il y est question d’un changement d’identité très rapide.

Comment jugez-vous l’évolution musicale de San Fermin ?

Le projet est plus focalisé sur les huit membres du groupe. Sur le précédent disque, chaque chanson avait son style bien différent. Tout est plus uni dans Jackrabbit. Et nos concerts sont meilleurs maintenant.

Pourquoi avoir fait appel à plusieurs chanteuses depuis le début de l’aventure, sur disque comme en tournée ?

Je cherchais une chanteuse avec une présence et une énergie rock’n’roll en tournée et c’est le cas désormais avec Charlene (Kaye). Sur disque, c’est un beau challenge en tant que compositeur car tant de groupes se basent sur une voix bien reconnaissable. Ce n’est vraiment pas le cas pour nous. C’est aussi pour ça que les deux albums sont très distincts. Mais je trouve que c’est un bon équilibre car Allen (Tate) est toujours là en voix principale.

De quels univers artistiques vous sentez-vous proche ?

Ça a évolué au cours des années. Quand j’ai commencé avec San Fermin, j’étais assistant du compositeur de musique contemporaine Nico Muhly et il a eu une grande influence sur moi. Depuis que nous tournons, j’ai découvert de nombreux groupes. Je respecte beaucoup Paul Simon aussi.

24 euros. A 20 heures le mercredi 18 novembre au Marché Gare (Lyon 2e). Réservations ici.