Ligue 1: Mapou Yanga-Mbiwa pointe «le néant» actuel de l'OL

FOOTBALL Vivement critiqué pour son début de saison qu’il juge lui-même « catastrophique », Mapou Yanga-Mbiwa ne s’est pas caché en conférence de presse ce jeudi, à la veille de la réception de Toulouse…

Propos recueillis par Jérémy Laugier

— 

Mapou Yanga-Mbiwa a été mis en grande difficulté mardi par l'attaque du Zenit, et notamment Hulk.
Mapou Yanga-Mbiwa a été mis en grande difficulté mardi par l'attaque du Zenit, et notamment Hulk. — Dmitry Lovetsky/AP/SIPA

L’OL a choisi un drôle de timing pour envoyer Mapou Yanga-Mbiwa devant les médias. Très critiqué pour son début de saison, l’ancien défenseur de l’AS Roma semble incarner le mal-être lyonnais sur la pelouse depuis plusieurs semaines. Une impression qui s’est grandement confirmée durant 13 minutes d’une conférence de presse alarmante.

Comment expliquez-vous les difficultés actuelles de l’OL ?

Il n’y a pas beaucoup de choses qui marchent cette saison. L’année passée, l’équipe a eu beaucoup de réussite. Il faut que chacun de nous fasse ce qu’il faut pour que cette réussite revienne. A nous de forcer le destin.

Dans quel domaine l’OL pêche-t-il particulièrement ?

Dans tous les domaines, que ce soit en attaque, au milieu ou en défense. Inconsciemment, on fait moins les efforts et on est moins solidaires entre nous. Il y a beaucoup de paramètres qu’il faut revoir de A à Z pour retrouver le Lyon de l’année dernière.

Cette situation ne vous rappelle-t-elle pas votre saison difficile à Montpellier après le titre de 2012 ?

C’est totalement ça. On se relâche inconsciemment. L’année dernière, on tirait les yeux fermés et on marquait, ou on touchait le poteau et ça revenait dans nos pieds [Yanga-Mbiwa évoluait pourtant bien à Rome et non à l’OL en 2014-2015]. Là, c’est le contraire. J’ai déjà connu cette situation, d’autres joueurs aussi. On se cherche après une année où tout le monde s’est baladé.

Sentez-vous cet OL-là à même de se relever, contrairement à Montpellier en 2012-13 ?

Oui, parce que les gars sont très intelligents dans ce groupe. Mais on a du mal à se dire les choses entre nous. On a tendance à remettre ça au lendemain. S’il faut travailler trente minutes ou aller manger un midi tous ensemble pour que la réussite revienne, il faut le faire.

L’abcès n’a selon vous pas encore été crevé dans le groupe ?

Non, des choses n’ont pas été dites. Là, on se regarde tous. Il faut très vite régler ça et l’OL se portera mieux.

Est-il difficile d’intégrer cette équipe lyonnaise ?

On va dire que ce n’est pas facile. Il faut essayer de se mélanger et d’échanger avec les joueurs expérimentés comme Mathieu (Valbuena) et « Jaja » (Christophe Jallet).

Comment jugez-vous votre début de saison sur le plan individuel ?

Il est catastrophique, à l’image de l’équipe. Mais je ne perds pas confiance ou espoir. Je vais continuer à me battre.

Le changement de système entrevu depuis une semaine peut-il être une solution ?

On peut jouer dans tous les dispositifs possibles, ça ne fonctionnera pas si on ne met pas du nôtre. A nous d’avoir envie de marcher sur l’adversaire dès qu’on entre sur le terrain.

D’après vous, qu’est-ce qui ne marche pas ?

Il y a tout qui ne marche pas (sic). C’est le néant…