Isère: La ville de Moirans bloquée suite à un soulèvement de gens du voyage

FAITS DIVERS Des manifestants réclament la libération de deux personnes incarcérées afin qu’elles puissent assister aux obsèques d’un de leurs proches qui auront lieu mercredi…

20 Minutes avec AFP

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La commune de Moirans.
La commune de Moirans. — Google Maps

Dernière minute: La situation est «sous contrôle» à Moirans, indique la préfecture. «A 20 heures, la situation est sous contrôle: il n'y a pas de blessés, les incendies ont été éteints par les sapeurs pompiers, la circulation sur la RD 1085 est en cours de rétablissement et la SNCF prend en charge l'évacuation des 218 passagers qui se trouvent dans les deux rames de trains à proximité de la gare de Moirans», a indiqué la préfecture dans un communiqué. 

Voies SNCF coupées, voitures en feu, saccages: des dizaines de gens du voyage ont provoqué de très violents incidents mardi soir à Moirans pour demander la sortie de prison de l'un d'entre eux afin d'assister à des obsèques.

Une permission a pour le moment été refusée.​ « Il s’agit d’un des jeunes décédés dans la nuit de vendredi à samedi lors de la sortie de route d’une voiture volée à Saint-Joseph-de-Rivière », précise la préfecture, indiquant que « cinq pelotons de gendarmerie mobile (soit 80 gendarmes) sont sur place », avec d’autres renforts à venir.

Réaction du Premier ministre

«Une centaine de personnes avec des barres en fer bloquent la gare. Autour, il y a eu de lourds saccages, notamment le restaurant attenant à la gare. Sur les voies SNCF, ils ont fait brûler des voitures. On attend une intervention» des forces de l'ordre, a indiqué Franck Longo, directeur de cabinet du maire. Selon plusieurs sources, il n'y a pour l'heure pas de blessé.

Une mutinerie était également en cours mardi soir au centre de détention d'Aiton (Savoie) où une partie des détenus réclame que l'un des leurs puisse bénéficier d'une permission de sortie pour le même motif. 

Le Premier ministre Manuel Valls a réagi : 

Des gens du voyage avaient déjà bloqué fin août l'autoroute A1 dans le nord de la France pour réclamer que le fils d'une victime d'une fusillade puisse sortir de prison pour assister aux funérailles. L'opposition avait alors critiqué le manque de réaction des autorités et réclamé des sanctions.