Lyon: Quel bilan tirer des rythmes scolaires?

EDUCATION NATIONALE Une première enquête a été menée par la ville auprès des parents et des enfants...

Caroline Girardon

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Lyon, le 5 septembre 2014. Illustration d'activités périscolaires.
Lyon, le 5 septembre 2014. Illustration d'activités périscolaires. — C. Girardon / 20 Minutes

Quel bilan tirer de la réforme des rythmes scolaires mise en place en septembre 2014 ? Et quel impact pour les élèves ? La ville de Lyon a mené une enquête auprès des familles. Le comité de suivi s’est réuni jeudi pour dresser un « bilan d’étape ». Voici ce qu’il faut en retenir.

1. Moins d’élèves inscrits aux activités que l’an dernier.

Selon les chiffres présentés par la mairie de Lyon, 36.860 enfants sont inscrits dans les écoles de Lyon. 59,6 % d’entre eux suivent les activités périscolaires proposées le vendredi après-midi. C’est moins que l’an passé à la même époque (62,8 %).

« L’an dernier, il n’était pas possible de se désinscrire en cours d’année. Maintenant, oui. Mais mon objectif n’est pas que 100 % des élèves fréquentent ces activités », répond Anne Brugnera, adjointe au maire de Lyon, déléguée à l’éducation. « A la place, je préfère qu’on se concentre sur une offre diversifiée des activités, et de qualité. »

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2. Des activités qui doivent être plus pertinentes.

C’était le souhait de nombreux parents. Dès le mois de novembre, 80 nouveaux projets vont être lancés en collaboration avec les institutions culturelles de la ville, comme des ateliers de calligraphie au musée de l’imprimerie ou des créations de marionnette à Gadagne. Les activités sportives devraient être également davantage développées.

3. Des petits qui s’ennuient…

Si l’impression générale est positive puisque 9 élèves sur 10 disent apprécier le temps du vendredi après-midi, selon la mairie, la réalité est tout autre pour les petits de maternelle. 73 % d’entre eux affirment qu’ils s’ennuient dans une enquête menée avant les grandes vacances, même si 80 % « aiment rester à l’école le vendredi après-midi ».

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4... et qui sont fatigués.

« Les besoins spécifiques des maternelles sont l’une des priorités du comité de suivi, affirme Anne Brugnera. Les retours d’expérience montrent que les nouveaux rythmes ont un impact plus important sur les enfants de 3 à 6 ans. » Certains accueils de loisirs ont décidé de tester « le sommeil libre » pour que les petits soient moins fatigués.

5. L’impact sur l’apprentissage pas encore mesuré.

L’Education nationale mènera une évaluation sur ce sujet jusqu’en 2017. Une première étude portera sur un panel des élèves entrés au CP en 2011 (15.000 élèves sur près de 4.000 écoles). Il s’agira d’évaluer leurs connaissances en français et en mathématiques en fin de CM2.

Une deuxième étude, « sur un échantillon de 5.000 élèves répartis sur cinq villes ou territoires », devra déterminer « si la différence d’organisation dans les rythmes a eu un impact sur les apprentissages », précise Emmanuel Capdepont, inspecteur d’académie adjoint dans le Rhône.