VIDEO. Lyon: Le frisbee s’offre une vie hors des plages grâce à l'ultimate

SPORT Méconnu du grand public, le sport collectif se développe à Lyon grâce à l'Asul, qui compte plus de 70 licenciés et huit saisons consécutives en D1...

Jérémy Laugier

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L’Asul a participé en août aux qualifications pour le Championnat d’Europe à Bologne (Italie).
L’Asul a participé en août aux qualifications pour le Championnat d’Europe à Bologne (Italie). — Quentin Dupré la Tour

Lorsqu’Antoine Roze évoque avec ses amis l’évolution de l’Asul Ultimate, certains continuent de le chambrer : « Où est ton chien pour récupérer le frisbee ? ». Mais peu à peu, le président du club lyonnais parvient à convaincre le grand public de la dimension sportive de cette discipline se pratiquant à 7 contre 7, avec un étonnant système d’auto-arbitrage.

« C’est sûr que contrairement aux Etats-Unis, le frisbee n’était initialement en France qu’un loisir de plage comme le boomerang et les raquettes. On a du mal à décoller cette image », confie Antoine Roze, qui constate que « les sports américains mettent tous du temps pour s’installer en Europe ».

L’Asul n’a pas encore de créneau réservé aux jeunes

L’ultimate, qui vient d’être reconnu comme un sport olympique par le CIO, compte désormais environ 3.000 licenciés en France, dont plus de 70 à l’Asul. « Il y a un intérêt grandissant pour la discipline, qui gagne en visibilité grâce à sa pratique dans les collèges », apprécie Antoine Roze. C’est sur ce point que l’Asul pointe « un frein » à son développement : le club ne possède pas de créneau spécifique aux jeunes, même si les débutants peuvent effectuer des essais le dimanche (de 18 à 21 heures) sur un créneau ouvert à tous au gymnase Jean Zay (Lyon 9e).

Les meilleurs joueurs lyonnais, qui s’entraînent le mercredi au stade Marie-Thérèse Eyquem de Villeurbanne, évoluent depuis huit ans en D1. Ils ont aussi participé en août aux qualifications pour le Championnat d’Europe à Bologne (Italie). À voir les spectaculaires plongeons réalisés pour attraper le disque dans la zone d’en-but, l’ultimate peut légitimement devenir un attractif sport collectif.


Infos sur le site de l’Asul et au 06 65 51 73 06.