Football féminin: Comment l'OL va reconquérir la Ligue des champions

SPORT Les Lyonnaises, qui entrent en lice ce jeudi (15h30) en Pologne, se placent parmi les favorites de la compétition européenne...

Jérémy Laugier

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L'OL court depuis 2012 après sa troisième Ligue des champions.
L'OL court depuis 2012 après sa troisième Ligue des champions. — Kerstin Joensson/AP/SIPA

Les Allemandes ont raflé six des huit dernières Ligues des champions. Une hégémonie que seul l’OL avait fait vaciller en 2011 et 2012. Voici quatre raisons pour lesquelles les Lyonnaises ont de bonnes chances de régner à nouveau en Europe, dans une compétition qui débute ce jeudi (15h 30, sur OL TV) en Pologne avec un 16e de finale face au Medyk Konin.

Un effectif plus complet

Jean-Michel Aulas trouve déjà l’équipe lyonnaise 2015-16 « plus forte que ses devancières ». La claque (5-0) infligée au PSG le 27 septembre pourrait lui donner raison. Et ce notamment au vu de l’apport des recrues (Pauline Bremer, Griedge Mbock, Aurélie Kaci et Claire Lavogez) palliant le seul départ marquant de l’été, à savoir Lara Dickenmann. « Nous avons un groupe plus solide cette saison », confirme l’entraîneur de l’OL Gérard Prêcheur.

Pas de tirage piège

Après Potsdam en 2013 et Paris en 2014, l’OL va enfin en finir avec les cruelles éliminations automnales. L’UEFA a enfin eu la bonne idée de protéger les têtes de série jusqu’en quarts de finale. « C’est une bonne décision car il y a encore une certaine hétérogénéité dans cette compétition », estime Gérard Prêcheur.

Un parfum de revanche

Les nonuples championnes de France ont vraiment mal vécu les défaites à Gerland dès les 8es de finale ces deux dernières années. « Il y a eu un vide après l’élimination contre le PSG, qui a été un choc pour les filles comme pour moi », se souvient Gérard Prêcheur. « Mentalement, nous sommes désormais mieux préparées », prévient l’attaquante norvégienne Ada Hegerberg, dont la hargne symbolise parfaitement les envies de revanche de l’OL.

Certaines visent leur premier sacre

Si onze Lyonnaises de l’effectif ont signé le doublé européen, six joueuses clé de moins de 25 ans (Ada Hegerberg, Saki Kumagai, Griedge Mbock, Pauline Bremer, Claire Lavogez et Méline Gérard) n’ont pas encore eu l’occasion de soulever le trophée. Une envie rafraîchissante partagée par Gérard Prêcheur, qui aimerait connaître la même réussite que Patrice Lair au plus haut niveau.