Pour son dernier match officiel sous le maillot de l'OL avant sa blessure au genou, Nabil Fekir s'est offert un retentissant premier triplé en L1 à Caen (0-4).
Pour son dernier match officiel sous le maillot de l'OL avant sa blessure au genou, Nabil Fekir s'est offert un retentissant premier triplé en L1 à Caen (0-4). — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

FOOTBALL

VIDEO. OL: Depuis un mois, l'ombre de Nabil Fekir plane sur Gerland

Un mois après sa grave blessure au genou, l’attaquant lyonnais fait clairement défaut au jeu offensif lyonnais, encore peu emballant samedi face à Reims (1-0)...

Le 4 septembre, la rencontre amicale entre le Portugal et la France (0-1) a changé le cours de la saison de l’OL en raison de la rupture du ligament croisé du genou droit de Nabil Fekir. Un mois plus tard, avec un bilan de deux victoires guère convaincantes (1-0 contre Bastia puis face à Reims samedi), trois nuls et deux défaites, les Lyonnais voient planer l’ombre de leur attaquant international.

Après le cruel revers (0-1) face à Valence mardi, Claudio Beauvue a spontanément évoqué Nabil Fekir pour répondre à une question sur les difficultés du jeu lyonnais. « Même si je l’ai connu peu de temps, j’ai pu me rendre compte que Nabil Fekir faisait vraiment briller toute l’équipe. Il tenait le petit plus qui pouvait changer le cours d’une rencontre. En perdant un joueur d’un talent rare comme ça, ajouté à plusieurs arrivées et à la préparation un peu tronquée d’Alex (Lacazette), ce n’est pas facile », a souligné l’ancien Guingampais, encore peu complice avec Lacazette face à Reims.

Alexandre Lacazette : « On se dit qu’on ne va pas passer la même saison »

Son constat de « jeu poussif » et de « manque de cohésion dans les petits espaces » serait-il le même avec le meilleur espoir du dernier championnat (13 buts et 9 passes décisives en L1) ? Rien n’est moins sûr, comme le prouve l’interview dans L’Equipe d’Alexandre Lacazette, qui a reconnu avoir subi « un coup au moral » suite à la blessure de son coéquipier. « On se dit qu’on ne va pas passer la même saison. J’ai confiance en mes partenaires, je suis sûr qu’ils peuvent me faire marquer beaucoup aussi. Mais les défenses vont plus se focaliser sur moi », anticipait le Guadeloupéen, auteur samedi de son premier but dans le jeu depuis le 26 avril.

Pour lui plus que pour quiconque, l’apport de Nabil Fekir était crucial, en raison aussi de ses six penaltys provoqués en L1 la saison passée. Le public de Gerland, où l’OL n’a inscrit que 4 buts en 6 rencontres depuis août (contre 2,05 en moyenne en 2014-2015), réalise que les derniers mois de l’équipe lyonnaise dans son stade fétiche n’auront pas la même saveur sans lui.