Régionales : Comment se présente le scrutin en Rhône-Alpes-Auvergne?

POLITIQUE Bien que lâché par les siens, le socialiste Jean-Jack Queyranne reviendrait dans la course face à Laurent Wauquiez...

Caroline Girardon
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Illustration d'un vote pour un scrutin, une élection.
Illustration d'un vote pour un scrutin, une élection. — POL EMILE/SIPA

Dans presque deux mois (6 décembre), les électeurs seront appelés à élire le futur président de la région Rhône-Alpes-Auvergne. L’occasion de revenir sur tout ce qui s’est passé ces dernières semaines.

Jean-Jack Queyranne, lâché par les siens.

Le président sortant de Rhône-Alpes (PS) ne s’attendait certainement pas un début de campagne aussi chaotique. Le socialiste a vu dix-huit de ses colistiers faire volte-face, sur fond de querelles internes. Les démissionnaires ne lui ont pas pardonné de vouloir à tout prix maintenir en bonne position Farida Boudaoud, nouveau bouc émissaire du PS depuis qu’elle s’est présentée contre le candidat socialiste à Décines, lors des municipales de mars dernier.

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Le PS quasiment sans partenaire.

Visiblement, Jean-Jack Queyranne n’irrite pas que les socialistes. Le PRG (radicaux de gauche), allié indéfectible jusque-là, a émis des doutes sur une possible union dès le premier tour, estimant qu’il était « maltraité » par le président sortant. Les Verts, eux, ont carrément refusé la main tendue par Jean-Jack Queyranne. A la place, ils se sont rapprochés du Parti de Gauche et de Nouvelle Donne pour ne former qu’une liste.

A droite, Wauquiez fait l’alliance sans convaincre tout le monde

Elle a longtemps clamé haut et fort qu’elle ferait bande à part, refusant de soutenir le candidat des Républicains, Laurent Wauquiez. Mais l’UDI a fini par retourner sa veste cet été en s’alliant au maire du Puy-en-Velay, qui avait déjà reçu le soutien du Modem. Wauquiez a donc réussi à rallier les centristes derrière sa candidature mais certains électeurs restent eux-mêmes dubitatifs, désapprouvant ses idées très à droite.

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Les militants du Front national ne semblent guère plus convaincus. Selon une enquête publiée par Lyon Capitale vendredi, seuls 5 % des électeurs FN souhaiteraient voir Laurent Wauquiez à la tête de la région.

L’écart se resserre dans les sondages.

Donné largement battu dans les premiers sondages, Jean-Jack Queyranne réduirait l’écart avec son principal challenger. Dans le sondage IFOP pour Lyon Capitale, les deux candidats seraient au coude à coude au second tour. Court avantage à Wauquiez, crédité de 39 % des intentions de vote, contre 37 % pour son adversaire. Le FN, se classerait troisième avec 24 % des suffrages.