Lyon: Une nouvelle solution contre le gaspillage alimentaire

SOLIDARITE La banque alimentaire du Rhône propose une solution innovante qui a lui a permis d'être retenue parmi les dix finalistes du concours Google Impact Challenge...

Caroline Girardon

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Bordeaux, 8 février 2012. - Illustration de la Banque alimentaire - Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 8 février 2012. - Illustration de la Banque alimentaire - Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA

Comment lutter contre le gaspillage alimentaire ? La banque alimentaire du Rhône vient de proposer une solution innovante qui lui a valu de se retrouver parmi les dix finalistes du concours Google Impact Challenge. L’idée : développer une application numérique visant à rationaliser la collecte des denrées alimentaires périssables.

« Cela fait 30 ans que l’on récupère dans les grandes surfaces tous les invendus encore consommables », explique Camille Gaidier, en charge des partenariats et de la communication. Chaque jour, six camions de l’association tournent auprès de 22 grandes surfaces pour ensuite distribuer les denrées aux associations bénéficiaires comme la Croix-Rouge, Emmaüs, le Secours Populaire ou encore le Foyer Notre-Dame des sans-abri.

« Malheureusement nous ne pouvons pas répondre à la demande de tous les commerçants, notamment les commerces de proximité. Or, certains nous contactent pour dix kilos de sucre par exemple. Mais nous ne pouvons pas déplacer un camion pour des quantités aussi petites. Bien souvent, ils préfèrent jeter leurs invendus ».

L’association a donc planché sur un nouveau système : une application numérique qui permettrait de mettre directement en lien ces commerçants avec les associations partenaires, proches d’eux géographiquement. Pour cela, il leur suffira de lister leurs excédents. Les associations intéressées, seront alertées par SMS et pourront ensuite se manifester auprès d’eux et récupérer le panier en magasin.

4.400 tonnes de nourritures jetées par an

« Dans le Rhône, 900 tonnes de nourriture sont jetées chaque année par les commerces de moins de 300 mètres carrés et près de 3.500 tonnes pour les magasins compris entre 300 et 1.000 mètres carrés », dévoile Camille Gaidier.

« Si on se fixe comme objectif de ne récupérer que 20 %, ce sont 880 tonnes qui approvisionneront ainsi les associations, poursuit-elle. Ce qui représente 1,8 million de repas supplémentaires par an ! »

Pour financer ce projet, l’association vise donc l’une des quatre premières places du concours qui lui permettrait d’empocher 500.000 euros. Le public est d’ailleurs invité à trancher entre les dix finalistes. Il peut voter sur Internet jusqu’au 7 octobre. La remise des prix est prévue le 8 octobre.