Attentat en Isère: Yassin Sahli aurait agi par « vengeance personnelle »

FAITS DIVERS C'est ce qui ressort du rapport pschyatrique du suspect...

Caroline Girardon

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Yassin Salhi entre des policiers lors de la perquisition à son domicile le 28 juin 2015 à Saint-Priest
Yassin Salhi entre des policiers lors de la perquisition à son domicile le 28 juin 2015 à Saint-Priest — Philippe Desmazes AFP

« Un homme timoré, un employé solitaire, susceptible et peu assuré ». Un homme qui a « accumulé les tensions et se sent humilié par ses supérieurs ». Voilà comment est décrit Yassin Salhi, l’auteur présumé de l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier, par des experts psychiatres.

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Le rapport, dévoilé mercredi par RTL, mentionne que le suspect aurait agi « dans un mouvement de vengeance personne ».

Le 26 juin dernier, l’homme avait décapité son patron avant de se livrer à une mise en scène macabre, accrochant la tête de la victime au grillage de l’entreprise entre deux drapeaux islamistes.

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Pas de motivations terroristes ? Le professeur Daniel Zagury, chargé du rapport, préfère rester prudent. Selon lui, Yassine Sahli aurait surtout manifesté « une explosivité émotionnelle ». Son crime inspiré de « la martyrologie radicale islamiste », aurait été commis pour « marquer fortement les esprits ».

Aucune anomalie mentale

Il entend « laisser de lui une trace perçue comme héroïque », estime l’expert psychiatre qui demande des examens complémentaires afin de connaître réellement « son niveau d’implication dans ce registre terroriste ».

Une chose est néanmoins sûre : le suspect ne présente aucune anomalie mentale. Pleinement responsable de ses actes, accessible à une sanction pénale, il peut être jugé, conclut le rapport.