Rhône: 240 collégiens et lycéens toujours sans prof

RENTRÉE SCOLAIRE L'inspection académique promet une solution rapide aux élèves sans affectation...

Elisa Frisullo

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Illustration rentrée scolaire. G. Varela / 20 Minutes
Illustration rentrée scolaire. G. Varela / 20 Minutes — G. VARELA / 20 MINUTES

Si pour la majorité des élèves du département, la rentrée est déjà reléguée au rang des souvenirs, pour certains, le retour en cours n’est toujours pas une réalité. Début septembre, plus de 393 collégiens et lycéens se sont en effet retrouvés sans affectation. Autrement dit, sans savoir dans quel établissement ils allaient poursuivre leur scolarité cette année.

Tous les élèves affectés cette semaine

« Aujourd’hui, il reste une centaine de collégiens à affecter et 140 lycéens », a précisé ce lundi l’Inspection académique du Rhône (IA), lors d’un point presse consacré à la rentrée scolaire. « Chaque année, nous avons la même problématique. Elle n’est pas plus importante cette année », a précisé Philippe Couturaud, directeur académique des services départementaux de l’éducation nationale du Rhône, assurant que les élèves concernés connaîtront leur établissement d’affectation d’ici à la fin de la semaine.

Particulièrement angoissants pour les adolescents concernés, ces retards d’affectation concernent dans la plupart des cas des familles récemment arrivées à Lyon ou des collégiens et lycéens redoublant leur troisième ou leur terminale. « Il s’agit notamment d’élèves qui étaient dans le privé et veulent redoubler dans le public ou de collégiens qui ont choisi une voie après la troisième qui ne leur convient plus, et souhaitent retourner dans l’enseignement général, une fois la rentrée passée », précise Jean-Marie Krosnicki, directeur académique adjoint.

Un jeu de chaises musicales parfois compliqué à gérer

Une fois les demandes déposées par les élèves, les services de l’éducation doivent alors chercher une place disponible pour les accueillir, en fonction des options et des langues vivantes choisies. Pour cela, l’Inspection académique travaille à partir d’une base de données, mise à jour quotidiennement dans les semaines suivant la rentrée scolaire. « Chaque année, nous avons des jeunes qui quittent un établissement mais nous n’en sommes pas informés et cela bloque des places. On ne peut rien faire avant la rentrée, car c’est à ce moment-là que l’on constate dans les établissements que des élèves, pourtant pas désinscrits, ne viendront pas », ajoute Philippe Couturaud, relativisant le nombre d’élèves concernés par cette problématique.

A la rentrée, 3 élèves sur 1.000 n’avaient pas été affectés, selon l’Inspection académique. Ces derniers, qui ont bénéficié bien malgré eux de vacances prolongées, devraient faire leur rentrée des classes dans les prochains jours.