Annecy: Quatre lycéens en garde à vue pour un bizutage «scatologique»

FAITS-DIVERS Ces élèves de terminale ont été relâchés vendredi. Ils ont aussi été exclus temporairement de leur lycée...

20 Minutes avec AFP

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Carte situant Annecy (Haute-Savoie)
Carte situant Annecy (Haute-Savoie) — Google Maps

Certaines des victimes, toutes élèves de seconde, sont traumatisées par ce qu’elles ont enduré. Quatre élèves de terminale scolarisés dans l’un des plus prestigieux lycées d’Annecy (Haute-Savoie) ont été placés en garde à vue jeudi et relâchés vendredi pour des faits de bizutage violents et de nature scatologique, a révélé le procureur d’Annecy, Eric Maillaud.

Selon le site du Dauphiné Libéré qui a révélé l’information, quatre internes du lycée Berthollet ont été conduits au commissariat jeudi pour y être interrogés après des plaintes d’au moins cinq élèves, dénonçant des actes de violence commis durant la rentrée dans le cadre d’un bizutage.

Brosses à dents dans la raie des fesses

« La loi interdit le bizutage et là nous sommes en présence d’actes dégradants à connotation scatologiques », a souligné le procureur d’Annecy.

Urine dans des bouteilles, brosses à dents maculées de matière fécale que les élèves doivent se passer dans la raie des fesses : les faits ont été jugés suffisamment grave pour que le procureur ouvre une enquête préliminaire pour des faits d’agressions à caractère sexuelles, et bizutage. Un ou deux faits relèvent de la qualification sexuelle, a-t-il précisé.

Ce « bizutage » ne concerne pas les élèves externes de l’établissement. « C’est lié à l’internat », a précisé la même source et ces faits « sont globalement reconnus » par leurs auteurs.

Les agissements ont été filmés

L’enquête devra notamment déterminer si ces pratiques relèvent d’une « tradition » dans l’établissement qui sévissait depuis plusieurs années, car l’un des plaignants en aurait été victime l’an dernier.

Les élèves de terminale impliqués ont été exclus temporairement de l’établissement. Ces agissements ayant été filmés par des lycéens, les enquêteurs devront vérifier qu’ils n’ont pas été diffusés sur les réseaux sociaux.