Lyon: Une infirmière condamnée pour avoir piqué dans la pharmacie d'une maison de retraite

JUSTICE Elle comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon...

E.F.

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Le nouveau palais de justice de Lyon, le 14 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Le nouveau palais de justice de Lyon, le 14 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Sa période d’essai dans la maison de retraite où elle venait d’être embauchée n’avait duré qu’une journée. Quelques heures seulement pendant lesquelles la jeune femme avait été surprise en train de voler une grosse quantité de médicaments destinés aux pensionnaires du lieu de vie. Lundi, cette infirmière de 30 ans a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon, avec une mise à l’épreuve de trois ans. Elle a également écopé d’une interdiction d’exercer toute profession en lien avec des soins et des personnes vulnérables pendant trois ans, peut-on lire ce mercredi dans Le Progrès.

Un danger pour elle-même et pour les personnes âgées

Lors de son premier jour de travail, le 4 avril dernier, l’infirmière, accro aux narcotiques depuis une relation amoureuse douloureuse, s’était engouffrée dans la pharmacie de la maison de retraite pour y dérober une importante quantité de dérivés de morphine et de calmants pouvant s’avérer mortels en cas de mauvais dosage. La direction de l’établissement, qui a souligné lundi à la barre du tribunal la dangerosité d’un tel comportement pour l’infirmière elle-même mais également pour les résidents dont elle n’aurait pas été en mesure de s’occuper, avait décidé de porter plainte.

Immédiatement sanctionnée et interdite d’exercer par l’Agence régionale de santé au moment des faits, la jeune femme a expliqué, lundi, être en train de gérer ses difficultés personnelles et son addiction aux narcotiques.