Sous le pavé, l'histoire de la ville

©2007 20 minutes

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Un volume de

2,6 kg, épais de 900 pages. La Carte archéologique de Lyon*, présentée hier à l'hôtel

de ville, n'a rien du guide touristique pour les amoureux des vieilles pierres. « C'est une synthèse qui n'existait pas auparavant. Elle retrace tout simplement l'histoire de l'archéologie lyonnaise », indique Patrice Béghain, adjoint à la culture.

Trois ans de travail auront été nécessaires au service archéologique municipal (SAM) pour compiler quatre siècles de recherches sur les « archives du sol », de l'achat par les échevins des Tables Claudiennes en 1529 à la découverte des barques antiques de Saint-Georges en 2004. Cet ouvrage de la collection « carte archéologique de la Gaule » recense les connaissances anciennes et récentes de chaque site fouillé : la Croix-Rousse, Fourvière ou encore Vaise. « Il tranche aussi un grand débat

de l'histoire locale. Les fouilles de ces dernières années montrent que Lyon n'est pas née avec Lug­dunum à l'époque antique. L'endroit était habité

dès le néolithique », rappelle Patrice Béghain. Destiné avant tout aux chercheurs, ce livre austère mais richement illustré, tiré à 1 000 ex­emplaires, devrait cependant permettre au grand public de mieux appré­hender l'histoire de la ville. « Le citoyen a le droit de savoir ce qu'il a sous ses pas », plaide Michel Pro­vost, professeur d'histoire à l'université d'Avignon et responsable de la collection.

atlas Le service archéologique municipal va désormais s'attaquer à la réalisation d'un atlas topographique de la ville à l'époque antique et médiévale. Plusieurs années de travail seront nécessaires.