Renault Trucks toujours pas considéré comme amianté

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Les usines Renault Trucks de Vénissieux et Saint-Priest ne seront pas classées en « site amiante ». Dans une décision du 8 juin rendue publique hier, le tribunal administratif de Lyon a débouté les salariés des deux sites regroupés au sein de l'Association prévenir et réparer (Aper). Lors de l'audience du 15 mai, ils avaient réclamé l'annulation d'une décision du ministère de l'Emploi de février 2005. A l'époque, l'inscription en « site amiante » avait été refusée aux ex-établissements Renault Véhicules Industriels (RVI).

Ce classement permet notamment aux salariés exposés à l'amiante de partir en retraite à 50 ans, avec 60 % de leur salaire. Le tribunal a jugé la requête de l'Aper irrecevable pour des questions de forme concernant les statuts de l'association. La justice administrative a en revanche ordonné le classement en « site amiante », dans un délai de trois mois, de l'usine de construction de bus Iveco, filiale de RVI à Annonay (Ardèche) et condamné l'Etat. Sur ce site, où l'amiante était utilisé pour l'isolation calorifuge des bus, vingt cas de maladie professionnelle ont été imputés à l'utilisation de cette fibre cancérigène. Trois salariés en sont morts.